Avancent vers la fermeture : aucun dialogue !

Avancent vers la fermeture : aucun dialogue !

Actuellement, l’unique espoir réside dans la recherche d’un acheteur. En effet, la multinationale américaine semble inflexible concernant sa décision de fermer l’atelier de Coperion à Ferrare, mettant ainsi en péril 80 emplois.

C’est ce qui ressort du premier échange officiel entre les responsables de l’entreprise et les représentants de Filcams Cgil, Fisascat Cisl et Uiltucs Uil. Ce dialogue était tant attendu après plusieurs jours de mobilisation intense et d’interventions de la part des institutions locales. La situation, qui est devenue l’un des principaux sujets de discussion économique et politique au sein de la ville, entre dans une phase cruciale. D’un côté, la position du groupe Hillenbrand, propriétaire de Coperion, reste ferme ; de l’autre, les syndicats tentent de construire une alternative industrielle pour éviter la fermeture de l’usine.

Selon les syndicats, l’entreprise a affirmé que cette décision a été prise de manière “uniquement et unilatéralement, sans consultation préalable des syndicats ni information des travailleurs”, pour des raisons strictement financières. Une décision qui, selon Filcams, Fisascat et Uiltucs, semble difficilement justifiable, puisque le secteur “est en bonne santé” et que “les chiffres d’affaires ne sont pas du tout négatifs”. De plus, la production continuera dans d’autres sites du groupe, en Asie et aux États-Unis, alors que même en Allemagne des licenciements sont envisagés.

Cependant, un nouvel élément a émergé lors de cette rencontre : la possibilité de trouver un acteur intéressé par la reprise de l’activité à Ferrare. “Les espoirs de sauvetage demeurent liés à la recherche de partenaires susceptibles de s’intéresser à une activité avec une solide histoire, mais encore dynamique aujourd’hui”, précisent les syndicats. Pour l’instant, ils indiquent n’avoir eu que quelques “contacts avec des concurrents du secteur”, des échanges qui devront être confirmés dans les jours à venir.

C’est sur cette piste que misent les organisations syndicales et les institutions, qui continuent de réclamer une solution industrielle avant d’aborder la question de la gestion des licenciements. L’entreprise a en effet montré sa volonté de discuter les mesures de soutien, les incitations pour les départs et les parcours de réinsertion, mais les syndicats souhaitent maintenir le centre de gravité des négociations. “À ce jour, nous ne voulons pas envisager de mesures d’accompagnement pour les départs”, affirment Cgil, Cisl et Uil, convaincus que tous les efforts doivent se concentrer sur la préservation de l’usine et des emplois.

La prochaine étape sera une réunion demandée dans la région de l’Émilie-Romagne, qui se tiendra dans les jours à venir. Ce sera à ce moment que l’on saura si les intérêts qui se sont manifestés pourront se transformer en véritables négociations. Pour l’heure, dans la lutte autour de Coperion, l’espoir prend la forme d’un potentiel acquéreur. Tout le reste demeure stagnant : la procédure de fermeture se poursuit et le combat pour la sauvegarde des 81 travailleurs n’en est qu’à ses débuts.

Points importants à retenir

  • La fermeture de l’usine à Ferrare met en danger 80 postes de travail.
  • Les syndicats dénoncent une décision unilatérale de l’entreprise sans consultations préalables.
  • Il existe des possibilités de reprise par des acteurs intéressés.
  • Les institutions et syndicats insistent sur la nécessité de solutions industrielles avant d’aborder la question des licenciements.
  • Une réunion régionale sera convoquée prochainement pour discuter des opportunités de reprise.

À ce stade, il est crucial de réfléchir à l’impact de ce type de décision sur l’économie locale et sur les familles concernées. La rigidité des grandes entreprises face à des enjeux humains soulève des questions essentielles sur la responsabilité sociale et économique qui vont au-delà des simples bénéfices financiers. Il est temps de se demander si l’intérêt économique à court terme justifie les sacrifices que cela impose aux travailleurs et à la communauté. La situation à Ferrare pourrait bien être un révélateur des tensions entre profit et solidarité, une question d’actualité brûlante qui mérite d’être explorée en profondeur.



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