La rassegna de Bo-noir revient en ville en septembre, avec trois soirées au programme : les mardis 8, 15 et 22. Ces événements auront pour thème les affaires criminelles italiennes les plus marquantes, souvent encore non résolues. Cette année, le cadre sera l’Oratorio di San Filippo Neri, et les soirées débuteront à 21 heures. Une nouveauté cette année : un billet d’entrée à 6 euros. Cette décision, prise par l’assesseur à la Culture Daniele Del Pozzo, vise à valoriser “le travail culturel de grande qualité qui se cache derrière cet événement, et invite également le public à prendre ses responsabilités.” Riccardo Marchesini, réalisateur de Bo-noir, souligne que le prix du billet a été longuement débattu. À présent, cela permet de mieux gérer les réservations, tout en intégrant une dimension financière raisonnable.
La première soirée sera consacrée à Nelle notti del mostro, axée sur l’affaire du Mostro de Florence, avec des invités comme l’ancien responsable de la Squadra Mobile de Florence, Michele Giuttari, l’écrivain Roberto Taddeo, et Stefania Ascari, présidente du Comité Mostro de Florence de la Commission Parlementaire Antimafia.
La second soirée traitera de l’assassinat de Serena Mollicone, cette jeune fille de 18 ans tuée en 2001 à Arce. Les deux parties en conflit seront présentes : Federica Nardoni, avocate de la famille Mollicone, et Mauro Marsella, ancien avocat de la famille Mottola. Enfin, la dernière soirée sera dédiée à l’affaire de Uno Bianca, avec des intervenants clés du dossier, comme le procureur de Rimini Daniele Paci, Giovanni Preziosa, ancien vice-commissaire à la police de Bologne, Ludovico Mitilini, frère d’une des victimes, et le journaliste Paolo Soglia, qui suit cette affaire depuis des années. La manifestation est organisée par Giostra Film et fait partie de la programmation de Mismaonda en collaboration avec la Fondazione del Monte.
Points importants à retenir
- La rassegna se déroule sur trois mardis en septembre.
- Un billet d’entrée au tarif de 6 euros a été instauré.
- Les thématiques abordées portent sur des affaires criminelles italiennes notoires.
- Les intervenants incluent des professionnels et des proches des victimes.
- La manifestation est soutenue par plusieurs institutions culturelles.
En tant que citoyenne engagée et curieuse, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’impact de ces événements sur notre mémoire collective. Que signifie réellement revisiter ces affaires non résolues ? Est-ce un devoir de mémoire ou simplement une curiosité morbide ? Les échanges qui se dérouleront lors de ces soirées pourraient bien illuminer les zones d’ombre de notre histoire criminelle, mais il serait important de garder à l’esprit que derrière chaque fait divers se cache une vie humaine. Comment parvenir à allier sensibilisation et respect des victimes ? Voilà une question qui mérite d’être posée.





