Dans une interview approfondie, la criminologue Roberta Bruzzone partage son expérience et son analyse de certains des cas criminels les plus médiatisés d’Italie, comme l’affaire de Manuela Murgia et l’homicide de Chiara Poggi. Selon elle, il n’existe pas de preuves suffisantes pour relier Andrea Sempio à la scène du crime, ce qui pourrait mener à un non-lieu dans l’enquête. “J’ai du mal à comprendre ce qui a poussé le procureur de Pavie à relancer l’affaire”, déclare-t-elle.
L’affaire Garlasco
La réouverture de l’enquête sur l’affaire de Garlasco a suscité un intérêt médiatique, tant positif que négatif. D’une part, de nouvelles pistes et témoignages pourraient offrir une perspective différente de celle ayant conduit à la condamnation d’Alberto Stasi. En revanche, les implications pour la famille Poggi, qui a accepté la version judiciaire de la mort de leur fille durant le procès, sont préoccupantes.
Interrogée sur cette réouverture d’affaire et sur la possible responsabilité des magistrats, Bruzzone préfère s’abstenir de juger. Elle souligne que “chacun est libre de se faire son propre avis”.

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Bruzzone, en tant que criminologue, a étudié les dossiers en profondeur et continue de penser que le véritable coupable a déjà été identifié. “Pour l’instant, je ne vois pas d’éléments, même sur le plan scientifique, capables de modifier le dénouement”, affirme-t-elle.
Les nouveautés de l’enquête
Elle souligne que tout ce qui précède les conclusions de ces nouvelles investigations est négatif, car il est fort probable que cela aboutisse à un “non-lieu”. Selon Bruzzone, bien que l’enquête soit relancée, il n’y a pas de nouvelles révélations concernant Sempio.

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Cependant, les personnes impliquées, comme le frère de la victime, Marco Poggi, et les sœurs Cappa, qui sont souvent suspectées, se retrouvent exposées au “trituration médiatique”, bien qu’elles soient exclues de la nouvelle enquête.
D’autres affaires à rouvrir
Durant l’interview, plusieurs autres enquêtes ont retenu l’attention de Roberta Bruzzone, notamment celle de Manuela Murgia, la jeune fille disparue en 1995 à Cagliari, retrouvée dans le canyon de Tuvixeddu. Ce cas vient d’être réouvert après avoir été auparavant classé comme suicide. En mai 2025, l’ex-petit ami a été inculpé d’homicide volontaire, malgré une expertise génétique en 2026 ayant exclu son ADN des traces analysées.

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Un autre cas que Bruzzone aimerait voir réexaminé est celui de Denis Bergamini, un footballeur du Cosenza. En 2024, son ancienne compagne a été reconnue coupable d’homicide, mais selon Bruzzone, la condamnation repose sur “des témoignages tardifs” et des tests non encore validés sur des corps déjà anciens. “Cela me semble extrêmement discutable“, conclut-elle.

Source : ANSA
Points importants à retenir
- Roberta Bruzzone reste convaincue que le véritable coupable du meurtre de Chiara Poggi a déjà été identifié.
- La réouverture de plusieurs enquêtes peut avoir des conséquences sur les familles des victimes.
- Les ressources scientifiques continuent d’être essentielles dans les affaires criminelles, mais peuvent être limitées par des éléments manquants.
- Les résultats des études et des témoignages jouent un rôle crucial dans le sort de certains accusés.
- La pression médiatique peut affecter négativement les proches des victimes en les exposant à un jugement public.
À travers ce panorama des affaires criminelles, je ne peux m’empêcher de me demander : quelle est la véritable quête de la justice ? Au-delà des cheminements juridiques, se cache une humanité en souffrance, oscillant entre vérité et mensonge. L’histoire se répète, et j’interroge ma propre perception des faits, tout en réalisant que chaque décision prise a des ramifications bien plus larges que l’on pourrait le croire. Quelles vérités inexploitées résident encore dans l’ombre, et qui peuvent, à l’avenir, nous éclairer dans la recherche de lucidité ?





