Rogers Sports and Media a pris la décision de fermer sa station de radio Sportsnet 650 à Vancouver, ainsi que Sportsnet 960 à Calgary et quatre autres stations. Cela entraînera la suppression de 80 postes parmi un total de 230 suppressions d’emplois dans l’ensemble de l’entreprise suite à des changements organisationnels récemment annoncés.
La société justifie ces fermetures par une baisse des audiences et des revenus publicitaires. Zac Carreiro, porte-parole de Rogers, a déclaré par courriel : « Le secteur des médias continue de faire face à des défis dus à la diminution des revenus publicitaires et à l’évolution des habitudes d’écoute. Ces changements s’inscrivent dans notre plan d’investissement pour favoriser la croissance à long terme. »
Carreiro a précisé que cette décision difficile a été prise après une revue approfondie des stations de radio. Malgré ces fermetures, Rogers continuera d’exploiter 44 stations dans près de 30 communautés, en investissant dans l’information locale dans les marchés touchés.
Les jeux des Vancouver Canucks continueront d’être diffusés par l’une des stations de Rogers, mais la retransmission des matchs des Calgary Flames sera abandonnée. Le porte-parole de l’organisation Calgary Sports and Entertainment Corp. a fait savoir que l’entreprise cherchait des options suite à la fermeture de Sportsnet 960.
De l’automne au printemps derniers, la station de radio sportive de Calgary n’a compté en moyenne que 1 200 auditeurs, tandis que celle de Vancouver en avait environ 2 100.
Ce mouvement illustre également l’évolution des habitudes de consommation des contenus audio, en particulier chez les amateurs de sport. Christopher Waddell, ancien directeur de l’École de journalisme et de communication de l’Université Carleton, a noté que de nombreux auditeurs migrent vers les podcasts, ce qui complique encore la quête de revenus publicitaires pour les stations de radio traditionnelles.
Les changements au sein de Rogers affecteront également quelques postes d’antenne à la télévision et à la radio, en raison de modifications de programmation. Les départs volontaires commenceront en août. Cette restructuration vise à adapter l’entreprise aux réalités actuelles du marché.
Le Premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a estimé que la perte de ces stations représente un coup dur pour le journalisme local, déclarant : « Nous bénéficions tous de la présence de médias locaux. »
Points importants à retenir
- Rogers annonce la fermeture de six stations de radio, dont Sportsnet 650 et Sportsnet 960.
- Près de 80 postes seront supprimés, faisant partie d’une réduction plus large de 230 emplois.
- La fermeture est attribuée à la baisse des audiences et des revenus publicitaires.
- Rogers continuera à diffuser les jeux des Vancouver Canucks sur une de ses stations.
- Les auditeurs se tournent de plus en plus vers les podcasts, impactant les stations de radio traditionnelles.
- Le Premier ministre a souligné l’importance des médias locaux pour la communauté.
Il est évident que ce revirement illustre une tendance inquiétante dans le paysage médiatique actuel. En tant qu’observatrice du secteur, je me demande si cette évolution annonce un tournant fatal pour le journalisme local, déjà fragilisé par la montée des nouvelles formes de consommation d’information. La voix des communautés risque d’être encore plus étouffée, ce qui soulève des questions sur l’avenir de l’information accessible à tous.





