Andy Burnham comprend l’importance de transférer des pouvoirs aux maires et de garantir que le succès de Londres bénéficie à l’ensemble du Royaume-Uni, a déclaré le maire de Londres, Sir Sadiq Khan.
Ce discours marquait la première prise de parole majeure de l’ancien maire de Greater Manchester depuis qu’il a annoncé sa candidature pour succéder à Sir Keir Starmer.
Burnham a évoqué un déséquilibre entre les gouvernements national et local, affirmant qu’il envisage de “déplacer le pouvoir du centre” et d’élargir son bureau à Manchester, qu’il surnomme “le No 10 du Nord”.
À l’issue de sa présentation, Sir Sadiq a exprimé son impatience de collaborer avec lui, tout en précisant qu’il n’hésiterait pas à le remettre en question quand cela ne servirait pas les intérêts de la ville.
S’adressant au Local Democracy Reporting Service, Sir Sadiq a déclaré : “J’ai travaillé avec lui au Cabinet, dans l’ombre, en tant que maire métropolitain et même sur le terrain de football. Il perçoit clairement la différence que nous pouvons faire en collaborant.”
Il a poursuivi : “Mon message reste le même que celui que j’ai transmis à David Cameron, Theresa May, Boris Johnson, Liz Truss, Rishi Sunak et Keir Starmer : quand Londres réussit, l’ensemble du pays en bénéficie.”
Sir Sadiq a ajouté : “Je travaillerai avec vous quand cela sera dans l’intérêt de notre capitale, mais je vous mettrai au défi quand ce ne sera pas le cas. Nous contribuons à hauteur de quatre livres sur dix des impôts perçus par le gouvernement. Nous pourrions en apporter encore davantage si davantage de pouvoirs et de ressources étaient décentralisés.”
Points importants à retenir
- Burnham souligne l’importance de revitaliser le pouvoir local pour le bien-être national.
- Il met en avant une vision d’une Manchester renforcée, s’opposant au centralisme.
- Sir Sadiq Khan se montre ouvert à la collaboration, mais attentif aux intérêts de Londres.
- Le débat sur la décentralisation des pouvoirs fiscaux et économiques reste d’actualité.
La situation actuelle semble révéler des tensions croissantes entre le pouvoir central et les régions. À cette lumière, je me demande si les promesses de décentralisation ne révéleront pas de nouvelles fractures au sein du pays? Nous avons souvent évoqué la nécessité d’une gouvernance plus proche des citoyens, mais qu’en est-il vraiment des conséquences pour Londres et au-delà? La quête de l’équilibre entre ces dynamiques sera cruciale pour l’avenir de notre démocratie locale.





