Cinq ans de prison : c’est la peine requise par le parquet de Tarragona à l’encontre d’un homme accusé d’avoir tenté de tuer son ex-partenaire à Cunit. Selon l’accusation, l’homme aurait attaqué la victime avec une arme blanche au cou et au bras alors qu’elle se trouvait dans sa voiture. Ce procès tient compte de l’aggravation du lien de parenté et de la récidive.
Dans son réquisitoire, le procureur qualifie les faits de tentative de meurtre et réclame une peine de neuf ans et onze mois de réclusion. Il exige également que l’accusé soit interdit de contact ou d’approche à moins de 1.000 mètres de la victime pendant douze ans.
Le procureur propose également de retirer la garde des enfants en commun à l’accusé et fixe le montant des réparations à 480 euros pour les blessures, 3.000 euros pour les séquelles, et 10.000 euros pour le préjudice moral.
La victime et l’accusé avaient entretenu une relation semblable à un mariage, qui s’est terminée le 25 juin 2024. De cette union sont nés plusieurs enfants, et la femme résidait à Cunit au moment des faits.
Garde et visite
En 2021, un accord de garde partagée hebdomadaire a été signé par les deux parties, appliqué jusqu’au 9 juillet de la même année suite à leur rupture définitive.
Le 20 juillet 2024, vers dix heures du soir, la victime, constatant l’absence de la voiture de l’accusé, s’est approchée de son domicile à Cunit. L’accusé a alors surgi et s’est interposé, empêchant la femme de passer.
Une dispute a éclaté entre elle, l’ex-partenaire de l’accusé et leur fille. Une autre procédure judiciaire est en cours concernant cet incident.
Tentative d’évasion
Après ce conflit, la victime a tenté de quitter les lieux. L’accusé s’est alors approché d’elle et, sans prévenir, l’a attaquée à trois reprises avec un objet tranchant au niveau du cou et du bras. Il a ensuite essayé de l’extirper de la voiture par les cheveux, mais la femme a réussi à démarrer et à fuir. Ses blessures ont nécessité dix jours de guérison, dont deux de convalescence. L’accusé est en détention préventive depuis le 23 juillet 2024.
Casier judiciaire
Ce dernier avait déjà été condamné par la Cour Provinciale de Barcelone le 19 décembre 2001 à dix ans de prison pour homicide, peine purgée en 2010. Il a également fait l’objet de sanctions pour menaces dans le cadre de la violence domestique, détention d’armes prohibées, et conduite sans permis.
Points importants à retenir
- La peine requise pour l’accusé s’élève à près de dix ans de prison.
- Des interdictions de contact et d’approche à l’égard de la victime sont envisagées.
- La garde des enfants pourrait être retirée à l’accusé.
- La victime a été confrontée à des séquelles physiques et morales importantes après l’agression.
- Le parcours judiciaire de l’accusé présente plusieurs antécédents de violence.
En observant cette sombre affaire, je ne peux m’empêcher de me demander : à quel point les structures de protection des victimes sont-elles assez solides pour endiguer ce cycle de violence ? Les mesures juridiques sont-elles vraiment dissuasives, ou la récurrence de tels événements met-elle en lumière des failles dans notre système ? C’est une réflexion qui mérite d’être approfondie pour faire progresser la sécurité et la justice dans notre société.





