Services de bus au Cambridgeshire : une réduction de plus d’un tiers en perspective sans financement supplémentaire

Services de bus au Cambridgeshire : une réduction de plus d'un tiers en perspective sans financement supplémentaire

Un rapport alarmant sur le franchisage des bus avertit que 38 % des services pourraient être supprimés en Cambridgeshire et à Peterborough

Un rapport qualifié de « profondément préoccupant » a averti que les services de bus du Cambridgeshire pourraient être réduits de plus d’un tiers dans la prochaine décennie sans financement supplémentaire.

L’Autorité combinée de Cambridgeshire et de Peterborough (CPCA) met en œuvre un système de franchisage des bus qui leur permettra de définir les itinéraires, les horaires, et les tarifs, les opérateurs de bus étant invités à soumettre des offres pour gérer des services spécifiques.

Le maire travailliste Nik Johnson a approuvé ces plans en février 2025, basé sur l’hypothèse que la taxe municipale augmenterait pour faire face aux coûts croissants. Cependant, trois mois plus tard, le maire conservateur Paul Bristow a promis de geler cette taxe et d’éviter des emprunts importants.

Le rapport indique qu’environ 38 % des services pourraient être supprimés d’ici 2035, y compris huit des onze services « Tiger ». Il souligne : « L’analyse montre que, dans le temps, l’écart de financement se creuse en raison de la baisse de la demande et de l’augmentation des coûts, ce qui signifie que de plus en plus de services et de kilomètres devront être supprimés pour atteindre une situation neutre. »

D’ici la fin de l’actuel mandat en 2029, environ 10 % du kilométrage du réseau pourrait être supprimé, et 19 % d’ici 2035, les itinéraires les moins rentables étant les plus menacés. Cependant, le rapport précise : « Il est important de noter que les réductions de services illustrées ne sont qu’une représentation indicative à un haut niveau. »

Le conseiller Alex Beckett a exprimé sa préoccupation en déclarant que le rapport « laisse beaucoup de questions et d’inquiétudes ». Il a fait remarquer : « C’est profondément préoccupant, car tant de nos résidents dépendent des bus, qui sont essentiels pour beaucoup dans notre comté. Même si vous ne prenez pas le bus, ils sont cruciaux pour réduire la circulation. »

Il a également posé la question à Leon Daniels OBE, qui a présidé la revue, à propos de ce qu’est un bon service, en se demandant combien Transport for London (TfL) dépense pour subventionner ses services.

M. Daniels a expliqué que la différence entre leurs coûts et leurs revenus s’élevait à environ un milliard de livres par an, précisant : « Le maire choisit de gérer le système sur cette base, car il croit que cela profite à d’autres secteurs de l’économie locale. »

Concernant la situation, le conseiller Angus Ellis a déclaré : « Pour moi, le franchisage des bus devrait être là pour améliorer les services. Je crains qu’il y ait des limitations qui, d’une certaine manière, font que cela semble une version allégée de ce qui a été proposé en février 2025. »

Le conseiller Tim Bick a également souligné que, bien qu’il soit en faveur du franchisage, cela ne devrait pas être considéré comme une solution miracle. Il a ajouté que pour qu’il soit viable, cela devait être accompagné d’un financement durable.

Le conseiller Bick a aussi exprimé son inquiétude quant à la tendance actuelle, affirmant : « Ce que je vois ici, c’est l’utilisation des avantages du franchisage pour gérer le déclin. Nous devrions tant que possible considérer ce rapport comme un moyen de remettre en question les contraintes politiques mises en place autour du financement. »

Points importants à retenir

  • Un rapport indique que 38 % des services de bus du Cambridgeshire pourraient être supprimés d’ici 2035 sans financement additionnel.
  • Le système de franchisage permettra à l’Autorité combinée de définir les itinéraires et les tarifs des bus.
  • Le financement dépendra d’une augmentation de la taxe municipale, une promesse remise en question par l’élection d’un maire conservateur.
  • De nombreux résidents dépendent des services de bus pour leurs déplacements quotidiens.
  • Les itinéraires les moins rentables seront les plus vulnérables aux suppressions.

La situation décrite dans ce rapport soulève des interrogations cruciales sur l’avenir des transports en commun dans la région. Alors que les préoccupations des élus et des résidents s’accumulent, il est essentiel d’examiner les implications du franchisage des bus. Cet équilibre délicat entre exigences économiques et nécessité de mobilité est un enjeu central. Pour éviter de voir les services se réduire encore plus, un débat ouvert sur le financement du transport public s’avère inévitable. Comment pourrions-nous, en tant que communauté, garantir que ces services demeurent accessibles et durables pour tous ? C’est une question qui mérite réflexion.



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