Entre les anciennes maisons des années quarante et avant, témoins d’événements historiques marquants, se trouve la rue de l’art, un lieu vibrant de créativité où se mêlent talents variés comme la peinture, la musique et le chant. Les passants s’y rendent régulièrement pour découvrir des performances artistiques qui nourrissent leur curiosité.
Des étudiants transforment les civilisations en sacs en cuir dans la rue de l’art
Parmi les artistes, nous rencontrons Ilaria Nasser, étudiante en cinquième année à la faculté des beaux-arts. Avec ses camarades, elle a conçu des sacs et portefeuilles en cuir ornés de motifs illustrant différentes civilisations. Elle explique : “Ceci est notre projet de diplôme pour notre section cuir, et nous sommes douze étudiants. Les créations exposées comprennent une variété de sacs, tels que des portefeuilles, des porte-monnaie et des pochettes.”
Ilaria poursuit : “Notre projet est divisé en deux parties : la première rend hommage au patrimoine égyptien, incluant des éléments coptes, islamiques et pharaoniques. La seconde se concentre sur le patrimoine mondial, avec des designs inspirés de l’Antiquité romaine, des cultures africaines, indiennes, grecques, japonaises, et bien sûr, du patrimoine égyptien.”
Concernant les matériaux et techniques, elle mentionne : “Nous avons utilisé du cuir naturel et coloré, chaque pièce étant entièrement confectionnée à la main, de la conception au produit final. Chaque article est unique, même si on tente de le reproduire. Nous avons employé des techniques telles que la peinture, la teinture, le brûlage, et le cloutage, ainsi que des techniques mixtes associant perles et broderies.”
Ilaria partage également les défis rencontrés : “Les difficultés ne venaient pas tant de l’artisanat lui-même, mais plutôt de la gestion du temps, car nous avions d’autres matières à étudier en parallèle, ce qui exerçait une pression sur nous.”
À propos de leur participation à la rue de l’art, Ilaria explique : “C’est Marina Aazar, notre mentor, qui nous a présenté cet événement. Découvrir des initiatives comme celle-ci dans le centre-ville a été une belle surprise. C’est notre première expérience dans un marché ouvert avant d’entrer sur le marché du travail.”
Leurs créations ont suscité un bel engouement : “Les retours du public sont excellents. Beaucoup de visiteurs n’avaient jamais vu de tels artisans dans les marchés, et leur réaction face à nos œuvres a été très positive.”

Ilaria et ses camarades

Certaines créations
Points importants à retenir
- Le projet d’Ilaria et de ses camarades met en valeur la richesse artisanale de la culture égyptienne et mondiale.
- Le processus de création repose entièrement sur des techniques manuelles, garantissant l’unicité de chaque pièce.
- Les difficultés rencontrées étaient principalement d’ordre organisationnel, liés à la gestion du temps entre études et projet.
- La participation à la rue de l’art offre une vitrine inédite pour les jeunes artisans avant leur entrée sur le marché du travail.
- Les retours positifs du public soulignent l’intérêt croissant pour l’artisanat local dans des événements ouverts.
En somme, alors que je parcours la rue de l’art, je ne peux m’empêcher de réfléchir à la manière dont de telles initiatives pourraient contribuer à redéfinir notre rapport à l’art et à la culture. Ne devrions-nous pas voir d’autres événements similaires fleurir dans nos villes, célébrant non seulement le talent local, mais aussi notre patrimoine commun ? Cela pourrait bien être la clé pour un renouveau culturel qui ravive l’intérêt et l’appréciation des savoir-faire traditionnels.





