État des lieux des E-scooters et E-bikes à Rhondda Cynon Taf

Des inquiétudes croissantes se manifestent à Rhondda Cynon Taf concernant l’usage des E-scooters et E-bikes, qualifié par certains d’un “vrai cauchemar”, malgré une revue ne justifiant pas l’instauration de contrôles supplémentaires.
Une présentation a été faite au conseil municipal, suite à une motion votée en octobre 2025, soulevant des préoccupations quant à l’utilisation de ces deux-roues électriques dans la région.
Après analyse, il a été déterminé que bien que les préoccupations soient légitimes, les preuves actuelles ne soutiennent pas la nécessité de législation supplémentaire à ce stade. Le cadre législatif existant permet déjà la mise en œuvre de mesures coercitives, et l’ampleur du problème n’atteint pas le seuil requis pour justifier des ordres de protection des espaces publics (PSPO) ou autres règlements spécifiques.
Cependant, la vice-présidente du conseil, Maureen Webber, a exprimé que le manque de signalement de la part des citoyens pourrait être attribué à un sentiment d’impuissance, les citoyens pensant que le faire serait vain. Elle a également souligné la nécessité d’une communication plus efficace avec les forces de police.
Webber a évoqué le caractère troublant de la situation, à la fois pour la sécurité des usagers et pour le bien-être des communautés. “Si nous laissons les choses en l’état, la situation va s’aggraver”, a-t-elle déclaré, insistant sur l’importance d’une police de proximité axée sur la communauté.
D’autres membres du conseil, comme Scott Emanuel, ont noté que l’ambiguïté autour du statut légal de ces véhicules contribue à une sous-déclaration. Le conseiller Andrew Morgan a indiqué qu’un manque de sensibilisation sur l’illégalité de l’utilisation de certains E-scooters joue également un rôle dans ce phénomène.
Gary Black, responsable du bien-être communautaire, a reconnu que les préoccupations des habitants sont prises en compte, notamment en ce qui concerne la conduite dangereuse et le comportement antisocial. Il a rappelé que les E-scooters privés sont déjà interdits sur la voie publique, sauf dans des cadres d’expérimentation approuvés, ce qui n’est pas le cas de Rhondda Cynon Taf.
Malgré l’absence de plaintes formelles concernant les E-scooters et E-bikes, il a été noté que cela pourrait faire écho à un manque de sensibilisation quant aux voies à suivre pour exprimer des préoccupations. Les agents de police sont d’ores et déjà habilités à intervenir en cas de comportements à risque, ce qui reste un levier d’action important.
Points importants à retenir
- Des préoccupations concernant la sécurité et l’usage des E-scooters et E-bikes dans la région ont émergé.
- Les analyses montrent que le cadre législatif actuel est suffisant pour traiter les problèmes constatés.
- Le manque de signalement pourrait être dû à une apathie des citoyens face à une perception de vide institutionnel.
- Des campagnes de sensibilisation et de soutien communautaire pourraient favoriser un meilleur reporting des incidents.
- L’importance d’une collaboration entre les collectivités locales et la police est soulignée pour garantir la sécurité publique.
En tant que citoyenne engagée, je me demande si cette approche est vraiment suffisante. La situation semble refléter une tension entre nécessité de régulation et respect des libertés individuelles. Or, comment trouver l’équilibre lorsque les attentes des citoyens face à leur sécurité et leur bien-être semblent n’être que rarement rencontrées ? Sans un dialogue constructif, une réelle solution semble difficilement envisageable, et les apathies déjà évoquées s’installent comme un véritable fléau. Que pouvons-nous faire pour changer cette dynamique ?



