La Guardia Civile enquête sur les circonstances entourant la mort de Soufian, un jeune de 20 ans dont le corps a été retrouvé dans le fleuve Segura, à El Raal, dans la région de Murcie, en septembre 2025. L’identification des restes, cependant, s’est fait attendre jusqu’en juin 2026, après que le corps ait passé neuf mois dans une chambre froide de l’Institut de Médecine Légale.
Lorsque Soufian a disparu, il vivait avec sa mère dans la région, tandis que son père et ses oncles résidaient dans la province voisine d’Alicante. Sa famille a signalé sa disparition en octobre 2025, selon l’affiche de recherche diffusée par le Centre National des Disparus, désormais inactif. À ce moment-là, le jeune homme était déjà décédé, mais ses proches n’avaient reçu aucune nouvelle. Son corps avait été découvert quelques jours auparavant dans le fleuve et transféré à la morgue.
«Mon frère le cherchait toujours», a déclaré le oncle de Soufian, Housni. Il a expliqué que ce qui s’est passé était «une erreur», car bien qu’une plainte pour disparition ait été déposée, ce fait n’a pas été mis en relation avec la découverte du corps dans le fleuve. «Le corps n’a pas été identifié», déplore Housni.
Son téléphone retrouvé
La famille, croyant que le jeune homme était seulement disparu, a continué de le chercher. Ils ont retrouvé son téléphone, qui était dans le cybercafé d’un ami, a expliqué son oncle. Le gérant de l’établissement a affirmé que Soufian lui avait laissé le téléphone en raison d’un écran cassé, sans jamais venir le chercher.
En juin dernier, la famille a enfin reçu des nouvelles. «On nous a informés qu’un corps retrouvé en septembre appartenait à Soufian». Après des mois dans la morgue, le corps a été soumis à un test ADN : celui-ci a été comparé à celui de sa mère, et c’était bien lui.
«C’était Soufian», a précisé son oncle, «puis ils ont appelé mon frère pour l’avertir». C’est à ce moment-là que les proches ont été informés que le corps du jeune homme avait été retrouvé dans le fleuve.
La quête du corps
Actuellement, la famille affronte les embûches bureaucratiques pour récupérer le corps, qui reste dans les locaux de l’Institut de Médecine Légale. Entre-temps, l’Institut armé a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances du décès.
«Une de ses petites amies nous a dit que mon neveu était en mauvaise compagnie», souligne Housni, qui souhaite, comme toute la famille, que la Guardia Civile approfondisse son enquête, car «nous ne savons pas si quelqu’un l’a poussé dans le fleuve». «D’après le rapport du médecin légiste, il serait mort par noyade», précise le proche, qui, avec le reste de la famille, exige une investigation plus poussée concernant «une mort qui ne nous semble pas claire».
Par exemple, le jeune homme a été trouvé avec ses chaussures : il ne va pas entrer dans l’eau avec ses chaussures, fait remarquer son oncle, qui insiste sur la nécessité d’une enquête pour savoir si quelqu’un l’a poussé. «Nous avons besoin de justice».
Une demande de réparation civile
À Mehdi Housni, père de Soufian, il lui est difficile de s’exprimer en espagnol, surtout lorsque la tristesse l’envahit en pensant à son enfant, Soufian, né en 2006 à Granja de Rocamora, en Alicante, et qui résidait à Murcie lorsque sa trace a été perdue.
«J’exige une enquête immédiate sur la mort de mon fils le plus tôt possible», insiste-t-il, ajoutant : «De plus, je demande une réparation civile et j’exhorte les autorités à réaliser une enquête exhaustive sur ce cas.
«Je leur implore de prêter toute leur attention à ce jeune homme né ici en Espagne», déclare Mehdi Housni, d’origine marocaine, qui ne comprend toujours pas comment «les autorités espagnoles ont pu retarder la notification de son décès du 17 septembre 2025 jusqu’au 4 juin 2026».
Points importants à retenir
- Soufian Housni, 20 ans, a été retrouvé mort dans le fleuve Segura après neuf mois d’absence.
- La famille n’a été informée de son décès que neuf mois après sa découverte.
- Des questions demeurent sur les circonstances de sa mort, notamment sur la possibilité d’un acte criminel.
- La récupération du corps est entravée par des démarches bureaucratiques.
- La famille appelle à une enquête approfondie et à la justice concernant le décès de Soufian.
En lisant cette tragique histoire, je ne peux m’empêcher de réfléchir sur la fragilité de nos vies et sur la lenteur parfois insupportable des procédures qui entourent des moments de douleur immense. Nous sommes tous concernés par ces drames, car derrière chaque chiffre, chaque nom, se cache une vie et des proches éplorés qui attendent des réponses. Sommes-nous prêts à affronter la réalité que ces situations pourraient nous toucher un jour, à nous interroger sur le fonctionnement de notre système judiciaire et sur ce que nous sommes prêts à faire pour garantir la justice pour tous ?





