Un tribunal de la Audiencia Provincial de Palma a récemment annulé la décision du Juzgado 1 de Ciutadella, qui avait refusé l’exhumation de deux autres frères du noble José María de Olivar Despujol. Une femme de 79 ans, qui affirme être sa fille illégitime, prétend à une part d’une succession estimée à plus de 30 millions d’euros.
Ce long processus, initié en juin 2021 avec la demande de paternité de cette femme résidant à Málaga, prend un tournant inattendu, bien qu’il s’étende sur une période de plus de cinq ans. José María de Olivar Despujol, décédé le 19 février 2018 à l’âge de 99 ans, avait légué tous ses biens à deux de ses neveux, n’ayant aucune descendance reconnue. Son corps a été incinéré.
Le cabinet Osuna, représentant cette femme, avait demandé l’autorisation au tribunal pour deux nouvelles exhumations après les résultats d’exhumations de ses parents réalisées en février 2023, et d’une sœur vivante qui a accepté de faire un test ADN en septembre 2024 pour les comparer avec ceux de la plaignante, en dehors du cadre judiciaire.
Les résultats de l’analyse génétique des échantillons de la mère de José María de Olivar se sont révélés insuffisants, d’après le rapport duInstitut de Toxicologie et Sciences Forenses de Barcelone, qui a mis plus d’un an à transmettre ses conclusions, tandis que ceux de la sœur n’ont pas non plus été concluants.
Le tribunal de Ciutadella avait rejeté cette nouvelle demande en mai dernier et également refusé le recours du lawyer en décembre. Alors que le procès semblait sur le point d’ouvrir pour trancher la demande de paternité, l’avocat a interjeté appel à la Audiencia Provincial. Le haut tribunal baléare a notifié le 30 avril l’annulation de la décision antérieure, autorisant l’exhumation des restes d’une autre sœur du noble, bien que la plaignante souhaitait avoir des échantillons de deux frères.
Le désormais nommé Tribunal de Première Instance de Ciutadella devra bientôt fixer la date de cette nouvelle exhumation des restes d’un proche de José María de Olivar, en accord avec le Cementeri Vell de Ciutadella, comme cela avait été fait le 17 février 2023 lorsque le médecin légiste, les avocats et le juge étaient présents pour l’extraction des échantillons de Carlos de Olivar et Olives et Maria del Pilar Despujol Pou, prétendus grands-parents de la plaignante. Il reste à voir si ces nouveaux résultats lèveront les doutes laissés par les précédents, qu’ils soient positifs ou négatifs, concernant le lien biologique de la plaignante.
Cette femme, résidant à Málaga, persiste dans son intention d’obtenir sa part de la succession, représentant 25 % des biens du noble de Ciutadella, initialement légués à ses neveux.
Points importants à retenir
- Une décision judiciaire récente a permis l’exhumation des restes d’une sœur du noble.
- Le processus de demande de paternité a duré plus de cinq ans.
- Les analyses ADN précédentes n’ont pas abouti à des conclusions claires.
- La plaignante cherche à hériter d’une partie des biens estimés à plus de 30 millions d’euros.
- Le tribunal doit encore fixer la date de la nouvelle exhumation.
En tant que journaliste, je suis frappée par la complexité des relations familiales qui se dessinent à travers cette affaire. Ce drame judiciaire pose de nombreuses questions éthiques et morales. Comment une simple affirmation de filiation peut-elle entraîner une telle bataille juridique sur des sommes si colossales ? Cela nous pousse à réfléchir sur la notion d’héritage, de légitimité et de liens de sang. À l’heure où les histoires de familles se croisent et se heurtent, cette situation nous rappelle que derrière chaque succession se cachent des dimensions humaines souvent à l’ombre des numéros et des biens.




