Il était à peu près 21h45 lorsqu’un groupe de voisins de Palma-Palmilla a entendu jusqu’à trois détonations suivies d’un profond silence. « Ici, entendre des coups de feu n’est pas inhabituel », confient-ils à notre rédaction. Aucun appel aux services d’urgence n’est néanmoins signalé. Le lendemain matin, un couple a été découvert sans vie dans leur appartement de la rue Guadalimar, présentant des blessures par balle. Selon les enquêtes menées, il semblerait qu’il s’agisse d’un féminicide : le mari, Paco, aurait tiré sur sa femme, Vicky, avant de se donner la mort.
C’est aux alentours de 7h30 que leur fille, alarmée par l’absence de sa mère qui ne s’est pas rendue à son travail, s’est rendue au domicile. Mère et fille partageaient en effet la même profession de nettoyeuses et avaient l’habitude de prendre un café ensemble avant de commencer leur journée. L’absence de Vicky a suscité de vives inquiétudes.
Des sources proches de l’enquête indiquent que la fille s’est mise à crier et à frapper aux portes de leurs voisins, incapable de s’exprimer clairement. Ce n’est qu’à ce moment-là que les premiers appels d’urgence ont été passés. À l’arrivée des forces de l’ordre et des équipes médicales, les corps ont été retrouvés dans le salon. La femme gisait au sol, tandis que son mari, sur le canapé, avait l’arme meurtrière sur le ventre.
Une analyse préliminaire du corps de Vicky a révélé des marques au niveau de la poitrine, suggérant qu’elle aurait pu tenter de se défendre au moment de l’attaque avant d’être touchée mortellement. Toutefois, les enquêteurs attendent les résultats des autopsies qui auront lieu au sein de l’Institut de Médecine Légale de Málaga pour confirmer ces éléments. Ces examens pourraient également apporter des précisions sur l’heure estimée de leur décès.
Le Groupe de Homicides de la Police Nationale a ouvert une enquête, en collaboration avec la Police Scientifique, afin de reconstruire les événements. Les premiers éléments indiquent que Vicky n’avait jamais déposé de plainte pour violences conjugales contre son conjoint, et n’était donc pas inscrite dans le système VioGén.
Vicky au sein de sa communauté
La mort de Vicky a laissé les habitants de Palma-Palmilla dans l’incompréhension. Ceux qui l’ont connue la décrivent comme une personne « très appréciée » dans l’immeuble. Actuellement présidente de la communauté, ses voisins évoquent son altruisme, sa gentillesse et son esprit d’entraide. « Elle était toujours prête à aider ceux dans le besoin ». Très impliquée dans sa famille, Vicky était rappelée comme une « mère exemplaire » pour ses deux enfants et une « grand-mère dévouée » pour ses trois petits-enfants.
Ce tragique événement a également stupéfié les voisins, qui qualifiaient le couple de « normal » : « Il n’y avait jamais de cris ni de disputes audibles entre eux ». Beaucoup témoignent également que l’homme ne semblait pas violent, du moins en dehors de son domicile.
Points importants à retenir
- La violence domestique reste un problème inquiétant en société.
- Les services d’assistance sont disponibles pour soutenir les victimes.
- Le voisinage peut jouer un rôle crucial dans la détection de comportements suspects.
- L’importance de signaler des cas de violence pour prévenir d’autres tragédies.
- Le soutien familial est renforcé dans des situations de crise.
Ce drame nous invite à réfléchir sur la violence sous toutes ses formes et sur le silence qui l’entoure souvent. Pourquoi tant de victimes ne cherchent-elles pas, ou ne parviennent-elles pas, à demander de l’aide ? En tant que société, nous devons nous interroger sur les mécanismes de la violence de genre et sur la manière dont nous pouvons tous contribuer à créer un environnement plus sécurisé. Ce constat tragique constitue une occasion de dialogue et d’action collective pour briser le cycle destructeur de la violence domestique.




