Vincenzo Mastronardi, né à Bari en 1945, était un criminologue reconnu dans le domaine de la psychologie et de la psychiatrie. Il est décédé à l’âge de 81 ans à l’hôpital Policlinico Umberto I de Rome. Spécialisé en psychiatrie après avoir obtenu son diplôme en médecine, il a rejoint l’université La Sapienza de Rome en 1986 en tant que professeur de psychopathologie judiciaire, où il a su se démarquer par sa productivité et son ouverture au dialogue interdisciplinaire.
Tout au long de sa carrière, il a produit plus de 300 publications, incluant des travaux scientifiques ainsi que des ouvrages destinés à un public plus large. Parmi ses œuvres notables, “Filmtherapy, I film che aiutano a stare meglio” (2010) propose une exploration de films choisie pour leur potentiel d’aider à la compréhension de soi et des autres.
Au-delà de ses écrits accessibles, le professeur Mastronardi a été impliqué dans des affaires criminelles marquantes, telles que le cas de Pietro Maso et le meurtre de Cogne, agissant en tant que consultant et analyste criminel. Considéré comme l’un des pionniers du profilage criminel, il a même collaboré avec le FBI américain.
Sa démarche consistait à allier activité scientifique et culture de masse. Avec le médecin légiste Gino Saladini, il a créé “Hypnos” (2019), un thriller se passant dans le Vienne de la fin du XIXe siècle, mettant en scène un jeune Sigmund Freud, anticipant par la suite une série apparue sur une plateforme de streaming.
Après le meurtre de Cogne, il a publié en 2007 “Madri che uccidono”, un recueil de témoignages de femmes ayant tué leurs enfants. Parmi ses co-auteurs se trouvait Matteo Villanova, l’un de ses anciens élèves, qui dirige aujourd’hui le Master clinique forensique et criminologique à l’Université Roma Tre. Il a exprimé son respect pour Mastronardi, soulignant son ingéniosité remarquable souvent en avance sur son temps.
Points importants à retenir
- Mastronardi a eu une carrière prolifique, contribuant à plus de 300 publications.
- Il a été un acteur clé dans l’analyse de cas criminels médiatisés.
- Sa méthode “Filmtherapy” propose une nouvelle vision de la thérapie à travers le cinéma.
- Il a combiné ses connaissances scientifiques avec une approche culturelle accessible.
- Sa collaboration avec des organismes tels que le FBI témoigne de l’importance de son expertise à l’international.
En me remémorant l’impact de Mastronardi sur le domaine criminologique et psychologique, je suis frappée par la façon dont ses réflexions marient rigueur scientifique et culture populaire. Il nous invite à réfléchir sur les réalités parfois sombres de l’esprit humain à travers le prisme du cinéma ou de l’analyse des comportements criminels. Cela nous pousse à envisager la complexité des motivations humaines et la prévalence de l’empathie dans notre société. Faut-il faire davantage entrer ces réflexions dans nos discussions quotidiennes pour mieux appréhender le monde qui nous entoure ?





