Des ruelles chargées de mystères aux échos de lieux lointains qui émergent de la vieille ville, en passant par les secrets et amours des femmes de Gênes, sans oublier les légendes de fantômes qui hantent encore les caruggi : tels sont les thèmes des activités proposées par Explora Tour Gênes en juin. Ces expériences culturelles, visites narrées et événements spéciaux permettent de découvrir, à travers des souvenirs significatifs, l’histoire et la culture de la capitale ligure.
Le premier rendez-vous a lieu le samedi 30 mai avec le tour des “Anciennes boutiques”. Profinitions et saveurs ressurgissent dans un voyage fascinant à la découverte des Botteghe Storiche, incluant boucheries, épiceries, pâtisseries et fritures. La Gênes d’hier et d’aujourd’hui dévoile des ateliers de couture anciens, des tissus précieux, des pharmacies et des remèdes du passé. Moyen Âge et Risorgimento s’entrelacent dans le labyrinthe des ruelles. Une promenade dans le centre historique met en lumière une vieille barbershop, des fritures typiques et une tradition vibrante de récits. À travers la plus emblématique des triperies, se cachent des souvenirs du temps et des habitudes oubliées qui font toujours partie de la vie d’une ville où histoire, légende et tradition se mêlent pour donner naissance à des récits inattendus.
Le dimanche 7 juin, place à la “Chronique noire” : poisons dissimulés, cadavres découpés, enquêtes complexes ; des histoires qui semblent tout droit sorties d’un roman et qui, en réalité, font écho aux plus terribles crimes ayant secoué Gênes au XIXe et au XXe siècle. Ces événements explorent en profondeur la société de l’époque, nous offrant une image inédite des bas-fonds de la Superba et de ses quartiers huppés teintés de mystère.
“Le tour du monde en 80 ruelles”, c’est ce qu’il nous attend dimanche 14 juin. À travers les siècles, les Gênois ont parcouru le monde, du Moyen-Orient aux Amériques, laissant une empreinte dans l’architecture et les rues. Ce tour, semblable à un voyage intercontinental, permet de découvrir des minarets árabes, des merceries digne de Broadway ou des mémoires portugaises, toutes ces histoires formant un récit mosaïque de cette ville unique. Si l’on prête attention, on remarquera des influences françaises, des styles lombards, l’écho de la Rome antique et même un morceau de mosaïque issu d’un vase persan. Les Gênois, en plus de voyager, sont de grands conservateurs.
Le samedi 20 juin, les “Femmes de Gênes” seront les héroïnes des récits – saintes et sorcières, nobles et populaires, courtisanes et révolutionnaires – leurs vies et secrets se dévoileront au gré des amours, passions, intrigues et loyautés. Ce sont les femmes qui révèlent l’âme cachée des palais et des rues dans lesquelles elles ont vécu, tissant des fils d’amour et de haine, un voyage révélateur dans cet univers féminin mystérieux où des passions indélébiles survivent à l’épreuve du temps. De l’histoire de la muse emblématique pour Botticelli à celle d’une noble qui trompa le plus grand général de France.
Enfin, le dimanche 28 juin, place aux “Fantômes et légendes”, où l’on plongera dans une Gênes occulte et surprenante peuplée de spectres morts d’amour, de vieilles dames à la recherche de leur maison, de dames voilées et de nobles hautaines. Fantômes et récits légendaires se mêlent à la beauté des caruggi, captivant petits et grands. Le fantôme de Leila, les mésaventures d’un célèbre alchimiste et d’autres esprits attendent les explorateurs urbains dans le cœur historique d’une ville cachée qui recèle des récits mystérieux. Du fantôme de Paganini à celui de l’Opéra, Gênes va rappeler ses contradictions à travers un voyage secret de récits et de mystères.
Points importants à retenir
- Les visites se déroulent de 16h à 18h, avec un rendez-vous fixé à Vico della Chiesa della Maddalena 20r.
- Le thème des visites varie chaque jour, intégrant culture, mystères et légendes locales.
- Chaque expérience apporte un éclairage particulier sur la riche histoire de Gênes.
- Les visites sont une occasion unique de découvrir un patrimoine souvent négligé.
En observant ces parcours immersifs, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la manière dont notre société contemporaine réagit à ces récits du passé. Quelle place accordons-nous aux histoires qui ont forgé nos identités ? La richesse culturelle d’une ville comme Gênes est-elle suffisamment valorisée dans notre quotidien ou avons-nous tendance à l’oublier, au profit d’une modernité souvent éphémère ? En fin de compte, ces visites ne sont pas qu’un simple voyage dans le temps ; elles nous invitent à réfléchir sur notre héritage et sur le rôle que nous lui accordons dans notre vie actuelle.





