L’individu arrêté durant l’été 2025 après avoir ouvert le feu en plein centre de Lorca, dont les initiales sont M. F. M., a été mis à la disposition du tribunal d’instruction nº 7 de Lorca, qui exerce alors des fonctions de garde, avant d’être placé au centre pénitentiaire de Sangonera, où sont transférées les personnes en détention préventive. À présent, cet homme demande sa libération.
Le suspect, qui s’est présenté au commissariat de la Ciudad del Sol, maintient dans ses arguments qu’il n’est pas celui qui a tiré depuis un véhicule à deux roues contre un groupe de personnes sur le trottoir de la rue Pérez Casas. Heureusement, aucune victime n’a été à déplorer.
Sa défense soutient qu’il n’est pas clairement établi que M. F. M. était sur un cyclomoteur de marque Honda. En effet, une personne visible sur les images de la caméra de sécurité d’un autre établissement, situé sur le trottoir opposé, portait un casque et serait donc difficilement identifiable pour les présumées victimes de cette tentative d’homicide.
Cet Espagnol a proposé de verser une caution de 6 000 euros pour être libéré
Ainsi, il est rapporté dans sa demande, rejetée tant par le tribunal de Lorca que par la deuxième section de la cour provinciale de Murcia. Ce tribunal a déterminé que l’une des personnes touchées, une avocate, a parfaitement identifié le tireur en reconnaissant son image lors de l’examen des preuves montrées par la police.
“J’avais l’impression que j’allais mourir”, a déclaré cette femme. Les faits se sont déroulés autour de midi, le tireur ayant comme cible un homme accompagné de sa famille et de son avocate, cet homme étant apparemment impliqué dans un conflit opposant deux clans de la ville, dont cette avocate s’occupe.
Ce jour-là, un motocycliste a tiré quatre balles dans la rue avant de prendre la fuite. D’après les voisins, le tireur ne visait ni la femme de loi ni son client, qui se sont réfugiés dans un commerce. L’avocate a même subi une crise d’angoisse suite à l’incident.
Affirme qu’il ne va pas fuir
L’un des arguments avancés par M. F. M. pour solliciter sa sortie de prison était qu’il n’avait pas l’intention de fuir, indiquant qu’il s’était remis aux autorités. Cependant, le tribunal lui rappelle qu’il l’a fait alors que la recherche policière était déjà bien engagée et qu’une perquisition à son domicile avait été envisagée.
Cette personne avait effectivement connaissance de l’ampleur des efforts policiers déployés pour le retrouver et, par conséquent, il aurait pu penser qu’une manière plausible d’éviter les mesures de détention qui paraissaient inévitables était de se présenter directement au commissariat.
M. F. M. a également proposé de payer une caution de 6 000 euros pour obtenir sa libération, mais le tribunal estime que le fait d’avoir une famille à Lorca (ce qui constitue un facteur d’encrage) ou des fonds pour payer cette caution ne garantit pas qu’il ne tentera pas de s’évader.
De plus, le fait de sortir de prison pourrait lui offrir des opportunités pour commettre, hypothétiquement, “une nouvelle agression, physique ou psychologique, contre ceux qui seront témoins de ses actes lors du procès”, souligne le document judiciaire, qui privilégie la sécurité des victimes en maintenant M. F. M. derrière les barreaux.
Points importants à retenir
- L’incident a eu lieu en plein centre de Lorca en été 2025, avec des tirs effectués par un motoriste.
- Le suspect maintient qu’il n’est pas l’auteur des coups de feu, affirmant que des preuves le disculpent.
- Une avocate a été témoin des faits et a identifié le tireur lors d’une présentation d’images.
- Le tribunal a rejeté la demande de libération sous caution, invoquant des risques de fuite.
- La sécurité des victimes reste la priorité des autorités judiciaires dans ce dossier.
Il est frappant de constater à quel point des événements de cette nature font ressortir des questions de sécurité et de justice dans nos sociétés. La diabolisation du suspect, comme des clivages sociaux, ne devrait pas nous faire oublier la complexité des motivations humaines et des interactions sociales. Je me demande en tant que citoyenne : où trace-t-on la ligne entre la justice et la vengeance dans un tel contexte ?





