« J’ai créé un profil sur OnlyFans pendant la pandémie, pour mes fans qui étaient habitués à voir mes spectacles en direct. Pendant le confinement, j’ai pu les divertir en ligne. » Ce témoignage vient de Nuvola Nera, une ancienne actrice, mère et grand-mère de 65 ans vivant dans la région de Pavie. Elle a dirigé pendant des années un club privé à Giambellino et a également possédé une boutique de vêtements érotiques. Aujourd’hui, elle gère une entreprise de nettoyage, qu’elle a fondée elle-même, tout en produisant du contenu sur la plateforme.
Quels types de contenus publie-t-elle ?
« Des strip-teases complets. Je n’aime pas les excès et je ne commerce pas de relations sexuelles. J’ai atteint un maximum de 100 639 vues. »
Ses vidéos sont-elles toutes payantes ?
« Non, j’ai un profil ouvert, accessible à tous les abonnés de mon canal. L’abonnement mensuel coûte 10 euros, et il n’y a pas de frais supplémentaires pour voir ce que je publie. Les tarifs sont fixés par chaque créateur, qui peut choisir d’offrir des essais gratuits ou de facturer des contenus spécifiques. Certaines femmes préfèrent garder certaines vidéos accessibles uniquement après paiement, mais je n’aime pas cette approche. Je préfère offrir ce que je veux à un public fidèle qui paie pour me voir. J’ai aussi une présence sur Instagram et TikTok, bien que ces réseaux ne soient pas destinés à un contenu érotique, j’y reste pour maintenir mon image. J’ai presque 81 000 abonnés sur Instagram. »
Combien gagne-t-elle sur la plateforme ?
« Je ne pense pas qu’il soit élégant de parler d’argent. Certaines personnes peuvent gagner jusqu’à 10 000 euros par mois, mais cela implique de renoncer à sa vie personnelle, car il faut produire en permanence de nouveaux contenus et interagir avec les abonnés. Pour ma part, je ne me consacre pas exclusivement à ça ; je gère mon entreprise de nettoyage et je place ma famille en premier. »
Est-elle critiquée pour son activité ?
« Oui. Par le passé, certaines femmes sur Facebook m’ont insultée pour avoir posté des photos en tenues légères. Mais sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup plus d’exhibitionnistes aujourd’hui. Les hommes ne me critiquent pas vraiment. Je n’ai jamais caché ma démarche, j’ai toujours agi avec transparence parce qu’il n’y a rien de mal à cela. Mon profil sur OnlyFans a été vérifié ; j’ai dû prouver que j’étais bien qui je suis pour pouvoir l’utiliser. Tout est réglementé. »
À quel moment de la journée les gens la recherchent-ils le plus ?
« Principalement pendant la journée. 80 % des hommes regardent mes vidéos durant leurs pauses au travail. Le soir, les recherches diminuent, probablement parce qu’ils rentrent chez eux à leur partenaire et ne peuvent pas passer du temps sur OnlyFans sans risquer d’être vus. »
Y a-t-il des aspects qui l’ont déçue ?
« Non, la plateforme est bien gérée. Cependant, au début, je n’avais pas anticipé le risque du vol de vidéos, c’est un problème réel. »
Quand a-t-elle commencé sa carrière d’actrice ?
« J’avais déjà 37 ans. Je suis co-aînée de Moana Pozzi. Mon nom de scène, “Nuvola Nera”, a été créé par un DJ d’un club, inspiré par mes longs cheveux noirs. Il disait que j’exprimais l’érotisme à travers ma présence, comme une nuage provoquant des orages dans l’âme des gens. »
Points importants à retenir
- Nuvola Nera a ouvert son profil OnlyFans pendant la pandémie pour garder le contact avec ses fans.
- Elle privilégie les contenus authentiques et ne pratique pas de transactions pour des relations sexuelles.
- Son approche tarifaire est transparente, avec un abonnement mensuel sans coûts cachés.
- Elle cumule son activité sur OnlyFans avec une gestion d’entreprise quotidienne.
- Les critiques qu’elle reçoit proviennent principalement de femmes, tandis que les hommes semblent plus compréhensifs.
Dans la sphère numérique actuelle, où se mêlent diversité des aspirations et opinions, nuancer nos réflexions sur des vies telles que celle de Nuvola Nera devient essentiel. La sexualité, souvent entourée de tabous, trouve pourtant un espace dans un monde où la virtualité a éclaté les frontières. Mais ces choix, bien qu’individualisés, ouvrent la porte à de plus larges débats sur notre société contemporaine, nos valeurs et la place de la liberté d’expression dans un cadre éthique. Quelles lignes serons-nous prêts à tracer pour respecter ces expressions, et que signifie finalement la liberté dans le monde numérique d’aujourd’hui ?





