Des hommages ont été rendus à un peintre, naturaliste et ancien gardien de rivière bien connu, profondément ancré dans la région de Dartmoor, décédé à l’âge de 78 ans.
Robin Armstrong, qui a vécu pendant de nombreuses années sur le flanc ouest de Dartmoor, est décédé le 20 février à la Maison de soins de Blackdown à Mary Tavy, près de Tavistock.
Né en 1947, M. Armstrong a passé la majeure partie de sa vie adulte dans le Devon, résidant brièvement à Moretonhampstead puis à Horrabridge, à proximité de la rivière Walkham, où il est devenu une figure familière de la communauté locale.
Sa disparition a suscité des hommages de la part des communautés artistiques et des pêcheurs, ainsi que des résidents de la vallée de Walkham, où il était connu tant pour ses peintures que pour son travail précoce en faveur de la protection des rivières locales.
M. Armstrong a eu une vie riche et diversifiée. Originaire de la région d’Orpington à Londres, il a commencé comme garçon de bureau avant de devenir assistant garde-chasse dans le Sussex.
Il a ensuite suivi une formation en arts plastiques et a travaillé comme matelot avant de s’installer dans le Devon vers 1970.
En même temps qu’il s’établissait comme artiste, il a également enseigné et passé du temps à pêcher avec le militant écologiste et écrivain Ewan Clarkson.
Entre 1977 et 1989, il a exercé le métier de gardien de rivière sur les rivières Walkham et Tavy, une fonction qu’il qualifiait souvent de “jeu de flics et de voleurs”.
À l’époque, le braconnage des saumons était un problème majeur, et traquer les contrevenants dans des vallées isolées pouvait s’avérer dangereux.
Malgré cela, M. Armstrong a gagné le respect de la communauté, transformant certains de ses anciens adversaires en amis et partisans de son art.
Ses expériences durant ces années se retrouvent dans son ouvrage le plus célèbre, The Painted Stream, publié en 1984.
Après avoir quitté son poste de gardien, il s’est consacré entièrement à sa carrière d’artiste et de marchand d’œuvres d’art, de matériel de pêche et de livres.
Il tenait un stand au marché de Tavistock, a contribué à des illustrations pour Trout & Salmon et a peint des scènes de la faune, des poissons, des oiseaux et des paysages, beaucoup inspirés par Dartmoor et ses environs.
Ses amis se souviennent qu’il a connu le succès commercial à certaines périodes, mais vivait souvent modestement, et plusieurs de ses œuvres restent dans des collections privées à travers le Devon.
Il y a cinq ans, M. Armstrong a été gravement blessé dans un accident de la route, nécessitant des soins hospitaliers à Plymouth.
Bien qu’il soit rentré chez lui, il n’a jamais pleinement récupéré, passant de plus en plus de temps à l’hôpital et en maison de soins dans les années qui ont précédé son décès.
M. Armstrong a été marié trois fois et laisse derrière lui deux enfants ainsi qu’une petite-fille.
Sa première épouse, Pat, décédée en 2022, avait une fille, Tamsin, qui vit près de Bideford avec sa fille Eilisha.
Avec sa deuxième épouse, Annie, il a eu un fils, Owen, qui vit au Canada.
Il a épousé une troisième fois Grace, mais a ensuite vécu comme un célibataire.
Ses obsèques auront lieu à 11h00 le vendredi 20 mars au crématorium de Tamar Valley (PL6 7BQ), suivies d’une réception à l’auberge de The Drake Manor Inn à Buckland Monachorum.
Points importants à retenir
- Robin Armstrong a passé de nombreuses années dans le Devon, contribuant à la communauté locale à travers son art et son engagement environnemental.
- Il a exercé un rôle crucial en tant que gardien de rivière, luttant contre des problèmes de braconnage dans les rivières locales.
- Son œuvre littéraire, The Painted Stream, témoigne de ses expériences sur le terrain.
- Bien qu’il ait eu du succès, il a toujours choisi un mode de vie modeste.
- Sa santé a décliné au fil des ans après un grave accident, entraînant une période prolongée de soins médicaux.
En réfléchissant à l’héritage de Robin Armstrong, je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur la fragilité de notre existence et l’impact que chacun de nous laisse derrière soi. À travers ses peintures et son engagement, il a su immortaliser la beauté du Devon tout en luttant pour sa préservation. Si nous prenons un moment pour considérer notre propre empreinte, que pourrions-nous faire pour défendre nos paysages et nos communautés ?





