La société a déposé une requête pour rejeter le procès en diffamation de 10 milliards de dollars (environ 7,5 milliards de livres) intenté par M. Trump, lié à un montage d’un documentaire de Panorama.
Ce programme avait suscité des critiques l’année dernière suite à un épisode diffusé en 2024, laissant entendre que le président américain avait incité ses partisans à assaillir le Capitole en 2021 après sa défaite face à Joe Biden.

Après les allégations que Panorama avait monté le discours de M. Trump, le directeur général de la BBC, Tim Davie, a présenté sa démission.
Le président de la BBC, Samir Shah, a présenté des excuses au nom de la chaîne en raison d’une “erreur de jugement”, reconnaissant que le montage du documentaire de 2024 avait donné “l’impression d’un appel direct à l’action violente”.
Interrogé sur son procès mardi, M. Trump a déclaré aux journalistes dans le Bureau ovale que des séquences avaient été montées et a affirmé que l’intelligence artificielle (IA) avait été utilisée pour générer des extraits.
« On a mis des mots dans ma bouche et ils ont dit que j’ai dit des choses très graves, mais je ne les ai pas dites, c’était généré par l’IA. »
« Je me suis dit : ‘Je n’ai jamais dit ça’. Certains de mes proches ont dit : ‘Eh bien, c’était de très mauvaises choses que tu as dites’, et je me suis demandé : ‘Qu’est-ce que j’ai dit ?’ »
« J’y connais quelque chose. Si vous pouvez passer des années de ces conférences de presse, et que vous êtes le président des États-Unis qui a gagné à une large majorité, qui a remporté tous les États clés, je pense que je m’en sors plutôt bien. »

« J’ai dit ‘Je n’ai jamais dit ça’ et ensuite on a découvert que c’était généré par l’IA. »
M. Trump a aussi critiqué la couverture de la guerre des États-Unis en Iran par la BBC, la qualifiant d’« incroyablement inexacte » et « incroyable ». Il a affirmé : « Nous avons dévasté ce pays et si vous regardez la BBC, on dirait presque qu’ils luttent pour un match nul. »
Il a ajouté : « C’était des nouvelles très inexactes, c’était de fausses nouvelles. Je suis très fier du terme ‘fausses nouvelles’ car c’est moi qui l’ai créé – mais ce n’est plus pertinent. »
« C’est vraiment des nouvelles corrompues, frauduleuses. Ce qu’ils font, c’est réellement criminel. »
Concernant le procès contre la BBC, M. Trump a dit qu’il verrait « comment cela évolue ». La BBC a refusé de commenter.
Points importants à retenir
- M. Trump a saisi la justice pour contester un montage d’un documentaire qui l’accuse d’incitation à la violence.
- Le directeur général de la BBC a démissionné après des allégations de montage trompeur.
- Le président de la BBC a reconnu une “erreur de jugement” dans le traitement du discours de Trump.
- Trump affirme que des séquences ont été modifiées grâce à l’IA, altérant ses déclarations.
- Des critiques ont été émises concernant la couverture médiatique de la guerre en Iran par la BBC.
Dans le tumulte des médias modernes, où réalité et narration se confrontent, il est essentiel de se poser la question : jusqu’où peut-on aller dans la représentation d’évidences si fragiles ? Cette situation avec la BBC et Trump souligne l’enjeu de la responsabilité médiatique dans un monde saturé d’informations. Comment garantir un équilibre entre la liberté d’expression et le droit de l’information véridique ? Il est crucial d’instaurer un dialogue sur ce sujet brûlant, afin que chaque voix soit entendue, mais aussi respectée. Que doivent faire les médias pour conserver leur intégrité dans ce paysage changeant ?




