Si le conducteur avait déplacé la manette en avant, cela aurait déclenché le frein du tram de la ligne 9. Cependant, il est possible que le conducteur de l’Atm ait maintenu cette manette en position, empêchant ainsi le système de freinage de s’activer et privant la caméra interne de capturer les événements à l’intérieur de la cabine. Le malaise dont parle l’automobiliste lors d’un appel à un ami en début de service n’a pas été communiqué à la salle opérationnelle, ce qui constitue une violation des protocoles. Il est à noter que l’individu de 60 ans n’aurait pas non plus contacté ses supérieurs après le déraillement. Ce comportement soulève des questions importantes, tout comme l’utilisation de son téléphone portable pendant le service. À noter que le conducteur ne peut même pas porter des écouteurs, tout usage du portable étant prohibé durant la conduite. Des réponses à ce sujet sont attendues.
Deux témoins entendus par la Procure
Deux employés de l’Atm, l’entreprise de transport milanaise, ont été entendus par la Procure à Milan. Le premier témoin, interrogé par les procureurs Elisa Calanducci et Corinna Carrara, est l’homme qui a reçu l’appel du conducteur actuellement sous enquête pour déraillement, homicide involontaire et blessures involontaires. Ce conducteur de la ligne 9 lui aurait raconté, au début de son service, qu’il s’était blessé au pied gauche alors qu’il soulevait une poussette pour un passager handicapé. Ce malaise l’aurait conduit à perdre connaissance après avoir passé l’arrêt de la place République, entraînant le saut d’un arrêt et la collision avec un bâtiment à l’angle de la rue Lazzaretto. Ce malaise, le tramway de 60 ans ne l’a pas communiqué à la salle opérationnelle, enfreignant ainsi les normes.
Le second témoin, qui s’est rendu sur le lieu du déraillement, a fourni des informations techniques sur le fonctionnement du nouveau Tramlink et a expliqué le protocole ainsi que le fonctionnement de la boîte noire, sur laquelle des investigations approfondies seront bientôt menées.
Points importants à retenir
- Le non-respect des protocoles de communication peut avoir des conséquences graves.
- La sécurité des passagers dépend de la rigueur des conducteurs en matière de protocoles.
- L’utilisation d’appareils mobiles pendant le service pose des questions méthodologiques sur la surveillance de la sécurité.
- L’importance des témoignages pour comprendre les événements dans leur intégralité.
En observant cette situation, je ne peux m’empêcher de réfléchir aux ramifications éthiques et professionnelles. Comment se fait-il qu’un conducteur, en position de responsabilité, ne respecte pas les règles essentielles qui garantissent la sécurité des usagers ? La négligence, le manque de communication, autant de facteurs qui interrogent notre confiance envers les systèmes de transport. Nous devons nous demander : quelles mesures devrions-nous envisager pour éviter que de telles tragédies se reproduisent ? L’invitation est lancée à tous les acteurs de ce secteur critique de se pencher sur ces questions fondamentales.





