Une résidente de Tower Hamlets estime que le quartier pourrait s’inspirer de son pays d’origine pour améliorer ses taux de recyclage. Sylvietta, une artiste environnementale originaire de Milan, souligne l’importance d’un système de recyclage bien structuré qui existe depuis des décennies en Italie.
À Milan, au lieu de rassembler tous les déchets recyclables dans un seul sac, les habitants disposent de différentes poubelles pour les déchets alimentaires, le papier, le plastique, les métaux et le verre, ainsi qu’une poubelle pour les ordures générales. Selon l’Union Européenne, l’Italie figure parmi les premiers pays européens en matière de recyclage.
Dans son appartement d’un ensemble immobilier à Bow, où elle crée des œuvres à partir de déchets qu’elle collecte, Sylvietta pense que le conseil municipal pourrait apprendre de l’exemple italien.
« Les Italiens ne sont pas réputés pour suivre les règles, ils sont plus créatifs. Cependant, si vous êtes régulièrement sanctionné, vous finissez par respecter les normes », déclare-t-elle. En Italie, si un résident contamine la mauvaise poubelle, l’ensemble du bloc peut s’attendre à une amende, explique-t-elle.
« Malheureusement, il faut un peu de crainte pour respecter les règles. En fin de compte, elles sont bénéfiques pour tout le monde », conclut-elle.
Points importants à retenir
- Le recyclage structuré permet d’atteindre des taux élevés de recyclage.
- Les systèmes de classification des déchets différencient les types de recyclables.
- Les sanctions peuvent agir comme un incitant à respecter les règles.
- La créativité des habitants peut être un atout dans la gestion des déchets.
- Une sensibilisation communautaire est essentielle pour améliorer les comportements.
En revenant sur les expériences en Italie, je ne peux m’empêcher de me demander si la peur de l’amende devrait vraiment être le moteur principal de notre civisme. Serait-il possible d’encourager une approche plus positive où le respect des règles serait motivé par une prise de conscience collective et une responsabilité partagée ? Après tout, l’environnement nous appartient à tous, et il est temps d’en assumer la préservation avec un enthousiasme partagé plutôt qu’avec appréhension.





