Vicente G. V., le meurtrier d’Ana Sorribas, a été interrogé par le tribunal en charge de ce cas de violence conjugale après avoir assassiné Ana le 16 février dernier au Centre de Santé de Benicàssim, où elle exerçait comme dentiste. Cet homme de 71 ans, originaire de Castellón, avait été placé en détention provisoire après une première déclaration. Lors d’une nouvelle audience, il a maintenu une version troublante des faits, affirmant que son acte était motivé par une dispute financière, minimisant ainsi l’aspect machiste de son crime.
Il convient de rappeler qu’Ana avait récemment mis un terme à leur relation en décembre 2025, et que quelques jours seulement avant son agression, il lui avait envoyé des fleurs pour la Saint-Valentin.
Selon la défense de Vicente, sa décision tragique serait liée à des désaccords financiers, précisant qu’Ana lui aurait « pris » 90 000 euros, une situation qu’ils qualifient de ruineuse pour lui. L’avocate de Vicente avance même qu’Ana lui aurait « gâché la vie » à cause de cette prétendue appropriation des fonds, dont il estimait que sa pension ne lui permettait pas de vivre.
Cette justification soulève des interrogations, car il semble qu’il ait pris la décision d’enlever la vie à Ana, alors qu’elle avait 65 ans et était sur le point de prendre sa retraite. Ce féminicide fait partie d’une série alarmante de trois meurtres survenus en une semaine à Castellón, dont celui d’Abdelkader B., qui a tué María José et sa fille Noemí.
Des témoignages poignants
Ce mardi, des témoins, patients et collègues d’Ana, ont été appelés à témoigner pour relater les événements tragiques de ce jour, un exercice particulièrement douloureux. Plusieurs agents de la Police Locale de Benicàssim, qui étaient les premiers sur les lieux, ont également été entendus. Ils ont raconté comment ils ont réussi à appréhender le présumé meurtrier, immobilisé par plusieurs patients héroïques.
Ce drame a profondément choqué la communauté de Benicàssim. La famille d’Ana, qui laisse derrière elle deux enfants, attend justice et réparation, tandis que Vicente G. V. a déjà esquissé sa ligne de défense pour son futur procès.
Points importants à retenir
- Le meurtre d’Ana Sorribas a eu lieu le 16 février 2025 au travail.
- Vicente G. V. a justifié son acte par des conflits financiers plutôt que par des motifs de contrôle.
- Ana avait mis fin à leur relation peu avant la tragédie.
- Ce crime fait partie d’une série inquiétante de violences faites aux femmes dans la région.
- Des témoins ont vu la scène et des agents de police sont intervenus rapidement.
Cette affaire nous rappelle tragiquement à quel point des situations de violence peuvent prendre des tournures inacceptables sous couvert de préoccupations économiques. En tant que société, il est de notre responsabilité de nous interroger sur les mécanismes qui permettent de telles dérives, et de chercher des moyens concrets pour soutenir les victimes et combattre le fléau des violences faites aux femmes. Cela soulève une question cruciale : que devons-nous changer pour garantir que des tragédies comme celle-ci ne se reproduisent plus ?





