Être parent ou responsable d’un enfant ou d’un jeune peut être très gratifiant, mais c’est également un parcours semé d’embûches lorsqu’il s’agit de veiller à leur sécurité dans la modernité.
Les récents débats autour de la Loi sur la sécurité en ligne et de la série Adolescence de Netflix ont suscité des discussions cruciales concernant la protection des enfants face aux dangers, qu’ils soient en ligne ou réels.
Élever des enfants heureux, en bonne santé et en sécurité peut s’apparenter à un véritable combat : à quel âge leur permettre d’avoir un téléphone mobile, alors que cela génère souvent des tensions au sein des foyers ? Lorsque certains enfants en reçoivent dès l’âge de 8 ou 9 ans, leur permet-on de l’emmener à l’école ?
À quel moment leur donner accès aux réseaux sociaux et aux jeux en ligne ? S’agit-il simplement de divertissement sans danger et d’un moyen de rester connecté aux amis et à la famille, ou peut-on penser qu’une réflexion publique plus approfondie est nécessaire ?
Les établissements scolaires font un excellent travail en enseignant aux enfants les bases du monde numérique, en leurs indiquant les bénéfices tout en leur apprenant à se protéger des personnes malintentionnées. Des associations comme l’NSPCC et Childnet offrent de précieuses ressources pour aider à naviguer dans ces problématiques.
Protéger la santé mentale des enfants et des jeunes est au cœur des préoccupations de mes collègues et de Children and Family Health Devon (CFHD). Je suis fière du soutien apporté par CFHD pour offrir aux jeunes un bon départ dans la vie, et maintenir la santé mentale et le bien-être comme priorité de notre travail.
Nous nous engageons pleinement à soutenir la santé mentale et le bien-être des enfants. Les retours que nous recevons nous prouvent que nos services, comme l’équipe de santé mentale pour les écoles, font une réelle différence par le biais d’une identification précoce et d’une approche systémique de la santé mentale.
Un bel exemple de soins personnalisés et intégrés, nous avons l’ambition d’implanter des équipes de soutien en santé mentale dans chaque école de Devon et Torbay d’ici la fin de 2029.
Des outils en ligne tels que Lumi Nova aident également les enfants présentant des besoins légers à modérés à apprendre à gérer leurs craintes, leurs inquiétudes et leur anxiété.
Nous restons déterminés à réduire les délais d’attente en collaborant avec nos partenaires de la NHS et des collectivités pour augmenter la capacité d’accueil et améliorer l’accès à l’aide nécessaire aux familles.
Nous réalisons des progrès significatifs avec la mise en œuvre du Balanced System® pour soutenir le langage et la communication auprès des tout-petits. Il y a neuf mois, les familles attendaient plus de deux ans pour une évaluation. Aujourd’hui, des sessions d’évaluation en accès libre sont disponibles dans toute la région, ce qui permet aux familles de se présenter sans orientation. Nous espérons qu’avant fin avril 2026, il n’y aura plus de liste d’attente pour les enfants de moins de cinq ans.
Nous travaillons également en étroite collaboration avec nos partenaires pour réduire les délais d’attente pour les évaluations d’autisme, veillant à ce que les familles soient informées, impliquées et soutenues tout en augmentant la capacité du système.
Notre parcours de gestion des émotions et des relations (MERs) a également progressé en réduisant les délais d’attente. Les enfants qui attendaient plus d’un an pour une évaluation la reçoivent désormais en moyenne en huit semaines.
Les enfants en difficulté, qu’il s’agisse de santé mentale ou physique, ne devraient pas avoir à attendre un soutien, et nous restons déterminés à continuer à réduire ces délais, garantissant ainsi que chaque enfants obtienne l’aide appropriée, au bon moment.
Enfin, je tiens à mettre en avant “Your voice in action”, qui montre comment CFHD travaille en partenariat avec des jeunes conseillers, des parents, des tuteurs, des utilisateurs de services et des membres du personnel. En écoutant, apprenant et agissant sur les retours, nous continuons à façonner et améliorer nos services de manière significative.
Je comprends que demander de l’aide puisse être difficile, surtout lorsque vous êtes stressé, inquiet ou seul. N’hésitez pas à solliciter un soutien de CFHD pour vos enfants, et sachez qu’il y a également beaucoup d’aides disponibles pour vous si la vie devient un défi. Je vous encourage à parler à votre médecin ou à consulter le site du Devon Partnership NHS Trust pour connaître les moyens de recevoir du soutien.
Points importants à retenir
- Les défis de la parentalité incluent la gestion de l’accès à la technologie et à internet.
- Les écoles jouent un rôle crucial en introduisant les jeunes au monde numérique de manière sécurisée.
- Des ressources existent pour aider les parents à protéger la santé mentale de leurs enfants.
- Une approche coordonnée entre les écoles et les services de santé mentale est essentielle.
- Les attentes pour des évaluations de santé mentale et d’autisme sont en voie de réduction.
La question qui se pose ici est celle de l’équilibre à trouver entre ouverture à la modernité et protection des plus jeunes. En tant que parent, je me demande jusqu’où nous pouvons laisser nos enfants explorer le monde numérique tout en assurant leur sécurité. Réfléchissons ensemble à cette délicate équation.





