Milano, 5 février 206 – Un homme, décrit comme un “fasciste déclaré”, a travaillé entre l’Italie et la Croatie. Évoqué par l’écrivain Ezio Gavazzeni, il profil de cet individu fait l’objet d’une enquête menée par la Procure de Milan. Il aurait été proche des ustachis croates durant la guerre civile en ex-Yougoslavie, et ses week-ends étaient potentiellement passés à combattre aux côtés de milices d’extrême droite. Âgé de 80 ans, cet homme, décrit comme sportif et passionné d’armes, aurait même bragé avoir tiré pendant le conflit violent des Balkans.
L’interrogatoire
Actuellement sous enquête pour homicide volontaire aggravé, ce septuagénaire, ancien transporteur vivant dans un petit village près de Pordenone, a reçu une convocation pour un interrogatoire prévu lundi. Selon les accusations, il aurait, en association avec d’autres inconnus, causé la mort de civils, y compris des femmes, des personnes âgées et des enfants, tirant à l’aide de fusils de précision depuis les collines entourant Sarajevo entre 1992 et 1995.
Ces actes sont aggravés par des “motifs abjects”. Âgé de 50 ans à l’époque des faits, cet homme, ancien employé d’une grande entreprise du secteur métallurgique, aurait exprimé sa fierté à participer à ce qu’il qualifiait de “chasse à l’homme”. Lors d’une perquisition, les forces de l’ordre ont découvert chez lui sept armes légalement détenues : deux pistolets, une carabine et quatre fusils.
Les témoignages
À l’origine de cette enquête, un signalement de Gavazzeni, assisté par ses avocats, qui a reçu plusieurs témoignages sur le passé de cet homme. Une femme a rapporté : “En tant que tireur, il en tirait un grand plaisir et n’a jamais éprouvé de honte à le raconter, au contraire, il en était fier.” Les déclarations de cette femme et d’une journaliste locale sont prises en compte par les enquêteurs. De plus, des témoignages d’un envoyé spécial dans les Balkans renforcent leur analyse.
Ramifications internationales
L’enquête milanaise s’étend également à l’international, avec l’implication des autorités bosniaques et des enquêtes en France, en Suisse et en Belgique. Ces “tireurs”, surnommés “archers”, ne seraient pas exclusivement italiens. La Procure cherche à identifier d’autres présumés “cecchini” à travers l’Italie, avec une attention particulière à un autre individu. D’après un témoin, qui aurait été désigné comme “le français”, environ 230 Italiens auraient participé à ces opérations, comprenant des professionnels fortunés de Lombardie, se réunissant dans un entrepôt à Milan.
Points importants à retenir
- Le profil de l’accusé souligne une connexion directe entre des comportements extrêmes et des conflits armés passés.
- Les enquêteurs tentent de déceler d’autres personnes impliquées dans de telles actions, sur un plan national et international.
- Des témoignages convergents révèlent une culture de violence et de fierté perverse dans le cadre des conflits.
- La dimension internationale de l’affaire suggère qu’il pourrait exister un réseau plus large de complices.
Ce qui m’interpelle profondément, c’est cette dérive où, au-delà de la législation, se mêlent des passions sombres que la guerre a exacerbées. Ce genre de profil inquiétant nous pousse à questionner notre rapport à la mémoire collective et à la manière dont les atrocités du passé sont intégrées ou, au contraire, rejetées par la société actuelle. Faut-il tirer la sonnette d’alarme sur des comportements qui persistent et qui, loin d’être des témoins isolés, pourraient en réalité signaler des réminiscences d’une violence encore vivace ?




