Dans cette série d’articles, Ian Handford (président de la Torbay Civic Society) explore des personnalités célèbres ayant vécu à Torbay au XXe siècle.
ARTHUR BOWDEN ASKEY – N° 148 – (Première partie de trois)
Arthur voit le jour le 6 juin 1900 à Liverpool et fait ses études à l’Institut de Liverpool avant de devenir membre de la chorale de la cathédrale et d’être employé comme commis au bureau de l’Éducation de la ville de Liverpool.
À seize ans, il quitte son emploi de bureau pour se consacrer à sa passion pour le spectacle, se produisant dans divers clubs locaux et concerts. Avec ses lunettes à monture épaisse et ses cheveux roux flamboyants, il s’impose rapidement comme un artiste naturel.
Son premier spectacle en direct est un succès : le public est séduit par son ton distinctif et ses innovations, telles que ses expressions colorées comme “Devant vos yeux” ou “Bonjour, camarades”. Il ajoute également des chansons à son numéro, renforçant ainsi son attrait auprès du public.
Ses phrases emblématiques deviennent rapidement sa signature sur scène, puis à la radio.
Le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914 l’amène à s’engager dans l’armée, où il rejoint le Groupe de Variétés de l’Armée et participe à des spectacles de divertissement dans les camps.
À la fin de la guerre, Arthur retourne à son emploi tout en perfectionnant ses talents artistiques. Son parcours le mène à obtenir sa première réservation au théâtre en 1924, suite à sa victoire lors des auditions du Song Salad Concert Party.
Il fait alors ses débuts en solo sur la scène du Electric Theatre à Colchester, se produisant rapidement dans des clubs et théâtres du Nord, charmant le public avec son humour et son esprit vif. Son style de divertissement devient une véritable carrière.
Des décennies plus tard, un journaliste célèbre le décrit comme “Arthur Askey – Pionnier de l’art de la comédie radio”, une belle reconnaissance pour un autodidacte.
Avec ses succès à Colchester derrière lui, il a l’occasion de se produire à Londres avec l’équipe du Song Salad Concert, où il signe un contrat d’un mois en 1925 au Crystal Palace Theatre. La même année, il épouse May Swash, l’une de ses camarades de chant, avec qui il a une fille, Anthea Askey, destinée elle aussi à une carrière dans le divertissement.
Sa carrière se développe dans le théâtre alors que la radio devient le nouveau média émergent. Les premiers auditeurs de programmes radio expriment un désir constant de le voir davantage, mais il faut encore quatorze ans avant qu’il obtienne une nouvelle réservation nationale.
Il faut trente-sept années de plus avant qu’il ne se produise à Torquay pour la première fois au Pavilion Theatre avec Jessie Matthews dans un spectacle intitulé “What a Racket.”
Arthur, qui n’a jamais cessé de tourner dans le Nord, tire le meilleur parti de chaque occasion pour améliorer son numéro. Cela a porté ses fruits lorsque la BBC lui propose de créer un rôle dans un programme qui lui est propre.
Ils ont enfin reconnu Arthur comme un “comédien avec une belle voix” et lui proposent un programme intitulé “Band Waggon,” qui sera diffusé pour la première fois en 1938, une première pour une émission hebdomadaire de ce type à la BBC.
(À suivre dans la deuxième partie la semaine prochaine).
Points importants à retenir
- Arthur Askey a commencé sa carrière de spectacle dès son adolescence, manifestant très tôt son talent.
- Il s’est engagé dans l’armée pendant la Première Guerre mondiale, où il a pu poursuivre sa passion pour le divertissement.
- Ses phrases mémorables ont rapidement fait de lui une célébrité sur scène et à la radio.
- Sa carrière a décollé après avoir gagné un concours, lui permettant de jouer dans de nombreux théâtres.
- Arthur a également su évoluer avec son temps en s’adaptant aux nouvelles plateformes de divertissement, comme la radio.
En réfléchissant à la carrière d’Arthur Askey, on ne peut s’empêcher d’admirer son parcours exceptionnel. Comment cet artiste autodidacte a-t-il réussi à se forger une place dans un monde du spectacle en constante évolution ? Son histoire interroge non seulement les défis rencontrés par les artistes de son époque, mais elle nous rappelle aussi l’importance d’une passion authentique et d’une volonté d’innover. À l’aube de nouvelles formes de divertissement, qu’est-ce qui nous pousse encore à chercher de telles histoires inspirantes ?





