Narcolanchas à Murcia : les criques d’Águilas et de Cartagena, refuges de choix

Narcolanchas à Murcia : les criques d'Águilas et de Cartagena, refuges de choix

Le détroit de Gibraltar, qui ne mesure que 14 kilomètres entre les points les plus proches de l’Afrique et de l’Europe, a historiquement été le chemin privilégié pour l’entrée du hachisch en Europe. Cependant, depuis plusieurs mois, les trafiquants cherchent des alternatives, et l’une d’elles est la région de Murcie. Cette tendance s’explique par la pression policière croissante exercée par les autorités espagnoles, comprenant la Police nationale, la Garde civile et la Douane. Elles intensifient leurs efforts pour contrôler la situation.

Les trafiquants ne se limitent pas à transiter par la région, ils s’y abritent également. Selon Juan García Montalbán, secrétaire général de l’Association unifiée des gardes civils dans la région, “les côtes de Murcie sont devenues des lieux de refuge pour les narcolanchas, surtout lors des tempêtes”, comme cela a été le cas durant le weekend sur les plages d’Águilas.

Récemment, ces embarcations se sont mises à l’abri dans la Cala Cerrada à Cartagena et sur la plage du Hornillo à Águilas, avec une audace inquiétante. Certaines personnes ont enregistré leur présence sur leurs téléphones, témoignant de cette situation désolante.

Narcolancha captée dans la zone d'Águilas.

Narcolancha captée dans la zone d’Águilas.

De plus, au moins une dizaine de narcolanchas ont recherché refuge récemment dans différentes zones maritimes d’Almería lors du passage de la tempête Ingrid. Le maire de Pulpí, Juan Pedro García, a exprimé ses préoccupations face à cette situation, notant que ces embarcations opéraient librement.

Montalbán a clairement souligné que “le narcotrafic s’est étendu des provinces de Cádiz et Huelva jusqu’aux côtes d’Almería et maintenant à celles de Murcie”, utilisant l’orographie de la région pour se camoufler.

Face à cette réalité alarmante, l’AUGC demande à ce que le nombre de gardes civils soit augmenté, ainsi que des moyens matériels et humains pour prévenir l’installation durable des mafias dans notre région. Il est crucial de renforcer les capacités du service maritime de Murcie avec davantage de bateaux rapides et de personnel, a-t-il insisté.

Les événements tragiques survenus à Barbate en février 2024, où un narcotrafiquant a percuté une embarcation de la Garde civile, tuant deux agents, ont conduit à un renforcement des efforts de sécurité dans le détroit. Néanmoins, les trafiquants s’adaptent en se dispersant dans d’autres zones maritimes. Pendant ce temps, les professionnels qui luttent contre ce fléau n’ont toujours pas été reconnus comme travailleurs à risque par le gouvernement.

Points importants à retenir

  • Le détroit de Gibraltar est traditionnellement la principale porte d’entrée du hachisch en Europe.
  • Les trafiquants se tournent désormais vers la région de Murcie en raison d’une intensification des contrôles.
  • Les embarcations se cachent dans des zones côtières pour échapper à la surveillance.
  • Des demandes de renforcement des effectifs et des moyens de la Garde civile ont été formulées.
  • Les incidents tragiques soulignent les dangers auxquels sont confrontés les agents de sécurité.

En réfléchissant à la situation actuelle, je ne peux m’empêcher de me demander où cette escalade du narcotrafic nous mène. Les autorités sont-elles réellement prêtes à affronter ce fléau, ou sommes-nous en train d’assister à une tragédie silencieuse où la lutte contre le narcotrafic devient un combat éternel ? Face à cette impasse, la mobilisation collective et le soutien aux forces de sécurité semblent plus que jamais indispensables.



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