Souvenir des Événements Tragiques à Arnedo
Il était une fois la place de la République, un après-midi à cinq heures. Des centaines de personnes attendaient devant l’Hôtel de Ville la résolution d’une réunion relative à la grève qui dénonçait le licenciement de douze employés de l’entreprise Faustino Muro. Au lieu de mots, ce sont des balles de la Garde Civile qui ont résonné. Onze habitants, âgés de 2 à 70 ans, ont perdu la vie. Ces événements tragiques d’Arnedo ont marqué les esprits et suscité de vifs débats au sein du Congrès pendant ces jours tumultueux de la République.
En 2022, pour commémorer le 90e anniversaire de ces faits, le collectif “5 de Janvier, Mémoire et Dignité” a vu le jour. Chaque année, ce collectif organise une cérémonie pour rendre hommage aux victimes. Comme à l’accoutumée, malgré le froid, de nombreux Arnedanos se sont réunis ce lundi après-midi sur la place Nuestra Señora de Vico pour célébrer cet acte de mémoire. La rencontre a débuté par la lecture d’un manifeste et de poèmes devant une sculpture dédiée aux victimes, créée par l’artiste et syndicaliste Jesús Abad, surnommé ‘Monta’. Le slogan de l’événement était clair : « Que les événements du 5 janvier ne se répètent pas et ne tombent pas dans l’oubli ».
Maite Quiñones a ouvert la cérémonie en lisant le communiqué du collectif, qui a souligné l’importance de connaître et d’enseigner l’histoire. Elle a exprimé sa consternation face aux atrocités que l’on observe aujourd’hui, souvent diffusées en direct sur les réseaux sociaux. « C’est difficile de comprendre comment, à l’ère numérique, nous sommes témoins de nettoyages ethniques et de crimes contre l’humanité, tout en entendant parfois des voix qui banalisent ces violences », a-t-elle déclaré. Elle a appelé à prendre conscience du rôle des réseaux sociaux pour les jeunes générations et à encourager un esprit critique.
Reprenant le ton d’autocritique adopté l’an passé, le collectif a dénoncé le génocide à Gaza, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et les nombreux conflits en cours en Afrique. Ils ont également soutenu la lutte des femmes en Afghanistan et au Mexique, ainsi que le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. En outre, ils se sont opposés à l’impérialisme américain en Venezuela, soulignant les conséquences désastreuses que cela pourrait avoir sur le monde.
Après avoir déposé un bouquet de fleurs devant la sculpture, la maire Rosa Herce et la députée régionale d’Izquierda Unida, Henar Moreno, ont pris la parole. Herce a appelé tous les acteurs – associations, municipalités, syndicats et citoyens – à continuer d’étudier et de se souvenir de l’histoire pour préserver la démocratie. Moreno a évoqué les politiques de Trump et de Netanyahu, incitant à une lutte active tout en gardant en mémoire les leçons du passé.
Les lectures de Miguel Correas et le chant de Lola Ochoa, suivi de la poésie d’Augusto Olarte, ont rappelé que « ce que nous avons de beau ne nous a pas été donné ». ‘Monta’ a conclu la cérémonie sur une note d’émotion, réaffirmant la détermination des Arnedanos à défendre leur dignité et leurs droits.
Points importants à retenir
- Des rassemblements commémoratifs sont organisés chaque année pour honorer les victimes des événements d’Arnedo.
- Le rôle des réseaux sociaux dans l’éducation des jeunes sur l’histoire est crucial.
- La nécessité d’une prise de conscience des conflits internationaux est soulignée.
- La mémoire collective doit être entretenue pour protéger les valeurs démocratiques.
- Il est essentiel de continuer à se battre pour les droits de tous les individus, partout dans le monde.
En réfléchissant à cette tragédie et à l’importance de la mémoire, je ne peux m’empêcher de me demander : que nous apprend cette histoire sur notre responsabilité actuelle ? Sommes-nous en mesure d’empêcher que de tels événements se répètent, ou sommes-nous condamnés à vivre dans le cycle des oublis ? La lutte pour la mémoire et la dignité est plus pertinente que jamais, et chacun de nous a un rôle à jouer dans la préservation des valeurs fondamentales de notre société.




