Hier, nous avons procédé à l’inhumation d’Orimar et d’Adrián, un couple de motocyclistes tragiquement décédés dans deux accidents de la route survenus sur le sud de Tenerife, à seulement 17 heures d’intervalle.
Leurs familles tentent de faire face à cette tragédie qui bouleverse leur existence. Ana, la mère d’Adrián, a exprimé son indignation face à la libération provisoire du présumé responsable de l’accident fatal de son fils, déclarant : « Je n’avais pas encore enterré mon fils, et cette personne était déjà de nouveau en liberté. »
La mère d’Adrián a confié au programme Canarias al Cierre que « le plus traumatisant est la façon dont on me l’a pris ; ce n’était pas un accident ordinaire, il n’a pas simplement chuté dans un ravin, il a été fauché par un meurtrier ».
Un deuil immense
Elle a reconnu que cet événement l’a dépassée : « Je ne suis même pas prête à acheter un cercueil ou à gérer les formalités pour les obsèques de mon fils. »
Concernant cette tragédie, elle est convaincue que « le véritable perdant est lui », faisant référence à Adrián, âgé de 28 ans, arrivé à Tenerife à l’âge de quatre ans, en provenance du Venezuela.
Sur l’île, il ne lui restait de la famille que sa grand-mère, sa mère et sa sœur.
Un passionné des animaux
En plus de sa passion pour les motos et la mécanique, il était un grand amoureux des animaux. Selon un proche, il ne pouvait pas voir un animal en détresse sans essayer de le sauver. On le décrit comme une personne noble et toujours prête à aider ses amis. Sa mère, Ana, aurait montré beaucoup de courage en élevant seule ses enfants.
La veille de l’inhumation, elle était entourée d’une douzaine d’amis d’Adrián, certains depuis l’enfance, ainsi que de sa fille.
Lorsque les lumières s’éteignent
Elle a avoué ne pas se sentir seule pendant cette période. Cependant, elle sait qu’elle commencera à ressentir un profond manque de son fils « lorsque les lumières s’éteindront, comme au théâtre, et qu’elle se retrouvera seule chez elle ».
“Mon fils a été détruit par une ordure, un déchet humain”
Adrián, mesurant 1,94 m, était étendu sur la route entre San Miguel et Las Chafiras, près de la station El Ramonal à Las Zocas. Ana a décrit avoir découvert son fils fracturé et dévasté de la taille vers le haut.
Elle s’est alors interrogée : « Pourquoi ? » La réponse lui est venue d’elle-même : « Par une ordure, un déchet humain. »
“Il sentait l’alcool à deux mètres”
Au moment de l’accident, le conducteur du Citroën avec lequel Adrián a eu une collision était entouré par six ou huit gardes civils. Selon Ana, il « sentait l’alcool à deux mètres de distance sans avoir besoin d’ouvrir la bouche ».
Les obsèques d’Adrián ont eu lieu au cimetière d’Adeje, où il avait grandi.
La mère d’Adrián a précisé que leur relation avec Orimar était celle de bons amis, compagnons de balade à moto, tout en précisant que certaines rumeurs à leur sujet étaient infondées.
Hommage à Orimar
L’inhumation d’Orimar s’est déroulée au cimetière de Santa Lastenia, à Santa Cruz de Tenerife, où reposent également plusieurs de ses ancêtres.
Née également au Venezuela, Orimar est arrivée à Tenerife à l’âge de neuf ans. Elle vivait à El Escobonal (Güímar) après avoir passé 24 ans sur l’île.
Un moment particulièrement touchant a eu lieu lorsque des dizaines de motards ont fait rugir leurs moteurs en hommage à Orimar, créant une profonde émotion parmi les participants.
Une tragédie supplémentaire
En effet, sa sœur, âgée de seulement neuf mois, a subi une crise de nerfs après ces événements.
Orimar a perdu la vie vendredi dernier suite à une collision avec une voiture, la propulsant contre un bus, où elle est restée coincée sous le véhicule.
Points importants à retenir
- Les familles d’Orimar et d’Adrián luttent pour surmonter leur chagrin après une perte soudaine et violente.
- Ana, la mère d’Adrián, évoque l’injustice de la libération du conducteur présumé responsable.
- Adrián, un jeune homme passionné et aimant, a laissé un vide auprès de sa famille et de ses amis.
- L’amour pour les animaux faisait partie intégrante de sa personnalité.
- La communauté motocycliste a montré un soutien indéfectible à travers un hommage poignant.
Dans ces moments tragiques, il est difficile de trouver des mots réconfortants face à une douleur si immense. La société doit-elle agir face à l’insécurité routière et à la nécessité de responsabiliser les conducteurs ? En tant que citoyen, je ressens une profonde tristesse pour cette perte et une détermination à voir des changements concrets pour éviter des tragédies similaires à l’avenir.





