Un examen anthropométrique a José Jurado Montilla, surnommé ‘El Titi’ ou ‘Dynamite Montilla’, a été réalisé pour déterminer si son pénis correspond à celui visible sur les photographies liées à l’agression sexuelle dont a été victime Ester Estepa, une Sévillane tragiquement assassinée à Gandía au cours de l’été 2023. Malheureusement, le résultat ne permet pas de trancher, comme le révèle le rapport transmis au tribunal valencien en charge de l’affaire.
Les experts du Institut de Médecine Légale (IML) de Grenade ont mené cet examen sur Jurado, reconnu coupable de quatre meurtres et suspecté dans deux autres affaires. La procédure a été effectuée le 24 novembre et a été consignée dans un rapport remis au Juge d’Instruction numéro 3 de Gandía, qui enquête sur la disparition d’Ester Estepa, âgée de 42 ans. La magistrate avait requis cet examen et le suspect a accepté de s’y soumettre.
Ester Estepa avait disparu dans la nuit du 22 au 23 août 2023 après avoir fait une randonnée de cinq jours avec José Jurado, rencontré quelques jours plus tôt à Alicante. Selon les informations policières, il est la dernière personne à l’avoir vue vivante.
Le 2 février 2024, des randonneurs ont découvert un crâne humain dans un buisson au bord de la route N-332. Des analyses ADN ont confirmé qu’il s’agissait d’Ester. Par la suite, d’autres restes osseux ont été trouvés dans la même région.
Le mobile sexuel du crime a été révélé grâce au téléphone du principal suspect. José Jurado a été arrêté en mai 2024 pour le meurtre de David, un étudiant de 21 ans tué dans les Montes de Málaga alors qu’il vérifiait les caroubiers d’une propriété familiale.
Les enquêteurs de la Brigade Homicides, au fait du passé criminel de ‘Dynamite Montilla’, ont saisi plusieurs de ses effets personnels, dont un téléphone mobile et un crucifix. En examinant le téléphone, les policiers ont trouvé de nombreuses photos et vidéos. Jurado avait pris l’habitude de documenter ses randonnées sur les réseaux sociaux, ce qui lui a valu le surnom de ‘tueur de TikTok’. Parmi ces fichiers, sept photos ont particulièrement retenu l’attention des enquêteurs. Certaines montraient un corps féminin nu, la tête couverte, sur un sac de couchage, dont une démontrait une agression sexuelle. Bien qu’aucun visage ne soit identifiable, les images étaient sur le téléphone de Jurado, qui nie tout lien avec le crime.
Les experts médicaux ont conclu que les ecchymoses visibles sur ces photos avaient été causées alors que la victime était encore vivante, sous des circonstances indiquant une agression sexuelle. De plus, une marque en forme de croix a été décelée sur le crâne d’Ester, potentiellement liée au crucifix trouvé parmi les effets de Jurado lors de son arrestation.
Suite à ces éléments, la juge a proposé un examen anthropométrique pour voir si le pénis de Jurado correspondait à celui des photos. Jurado, qui est en détention préventive en attendant son procès pour les meurtres de David et d’Ester, a accepté cette procédure. Deux experts ont examiné son membre et son dossier médical, mais n’ont pas pu tirer de conclusions définitives, car les images devaient être de meilleure qualité et capturer davantage de caractéristiques morphologiques pour établir un lien. En conséquence, ils ont déclaré qu’il n’était pas possible d’affirmer que le pénis examiné était celui des photos.
Des sources liées à l’affaire confirment que ce rapport ne permet pas d’identifier José Jurado, mais ne l’innocente pas non plus. « Cela signifie simplement qu’il n’a pas été utile dans le cadre de l’enquête », ont-elles ajouté.
Points importants à retenir
- L’examen anthropométrique de José Jurado n’a pas permis d’apporter des certitudes sur son implication dans le meurtre d’Ester Estepa.
- Les preuves collectées, dont les photographies, soulèvent des questions sur les circonstances de la mort d’Ester.
- La relation entre Jurado et Ester, brièvement connue avant sa disparition, soulève des interrogations sur les dangers des rencontres en ligne.
- Le passé criminel de Jurado, impliquant plusieurs meurtres, le place sous une surveillance accrue des autorités.
À la lumière de ces événements tragiques, je ne peux m’empêcher de réfléchir à la fragilité de la vie et aux périls souvent invisibles qui entourent nos interactions humaines. Cet incident souligne non seulement la nécessité d’être vigilant, mais également l’importance d’une justice qui puisse véritablement éclaircir les zones d’ombre. En tant que journaliste, je me questionne : jusqu’où irons-nous pour garantir la sécurité de notre société, et à quel prix cela se fera-t-il ? La vigilance doit rester notre alliée face à l’inimaginable.





