Attentat à Bondi Beach : la famille d’Akram en Inde ignorait son supposé radicalisme, selon les autorités locales

Attentat à Bondi Beach : la famille d'Akram en Inde ignorait son supposé radicalisme, selon les autorités locales

Le présumé tireur abattu par la police lors de l’attaque sur Bondi Beach en Australie dimanche dernier était originaire de la ville indienne de Hyderabad. Sa famille semble être restée dans l’ignorance quant à son prétendu “état d’esprit radical”, a déclaré la police indienne mardi.

Parallèlement, le deuxième tireur présumé, hospitalisé après avoir été également touché par la police, a émergé du coma et pourrait être inculpé dès mercredi.

Le commissaire de police de Nouvelle-Galles du Sud, Mal Lanyon, a confirmé que Naveed Akram, 24 ans, s’était réveillé mardi après-midi.

“Nous avons mis en place des procédures de garde à vue en son sein à l’hôpital. Nos enquêteurs ont dû attendre que les effets des médicaments s’estompent et qu’il puisse obtenir un avocat”, a expliqué Lanyon lors d’une interview sur ABC Radio mercredi matin. “Nous prévoyons de lui parler aujourd’hui.”

Le premier ministre, Anthony Albanese, a annoncé s’attendre à ce que Naveed soit inculpé “dans les heures à venir”.

Cette attaque, qui a coûté la vie à quinze personnes lors d’un événement de Hanoucca, constitue la pire fusillade de masse en Australie depuis près de 30 ans et est actuellement qualifiée de terrorisme visant la communauté juive.

Les premières obsèques des victimes ont eu lieu mercredi, dont celles du rabbin Eli Schlanger et du rabbin Yaakov Levitan. Schlanger travaillait au Chabad de Bondi, qui avait accueilli l’événement “Chanukah by the Sea”. Son enterrement s’est tenu à seulement 1 km du lieu de l’attaque.

Vingt-deux personnes blessées lors de l’attaque sont toujours hospitalisées à Sydney, dont trois dans un état critique, cinq dans un état critique mais stable, et les autres dans un état stable.

Les forces de l’ordre indiennes, fournissant plus de détails sur l’un des hommes impliqués dans l’attaque, ont indiqué que Sajid Akram, 50 ans, avait obtenu un diplôme en commerce à Hyderabad, un important pôle technologique et pharmaceutique. Akram avait immigré en Australie en novembre 1998 pour y trouver du travail et avait épousé une femme d’origine européenne, avec qui il avait un fils et une fille.

Il est retourné en Inde à six reprises pour des raisons familiales, comme des questions de propriétés ou des visites à ses parents, mais n’est pas rentré lors du décès de son père, selon les déclarations de la police. Sa famille indique ne pas avoir connaissance de sa prétendue “radicalisation”. Les policiers locaux n’ont pas de dossier d’incidents le concernant avant son départ en 1998.

“Les membres de la famille n’avaient aucune connaissance de son état d’esprit radical ou de ses activités, ni des circonstances ayant conduit à sa radicalisation”, a précisé un communiqué de la police. Les facteurs ayant conduit à la radicalisation de Sajid Akram n’auraient apparemment aucun lien avec l’Inde ou une influence locale en Telangana.

La police australienne a également révéler que Sajid Akram et son fils, Naveed, avaient voyagé aux Philippines le mois dernier. Le père a voyagé avec un passeport indien, tandis que le fils en avait un australien. Les raisons de ce déplacement sont actuellement sous enquête, bien qu’il n’y ait pas de preuves concluantes les reliant à un groupe terroriste ou à un entraînement dans ce pays.

Tandis qu’une veillée avait lieu sur Bondi Beach, les parents de la plus jeune victime de l’attentat, Matilda, ont partagé leur chagrin avec la foule. Michael, son père, a révélé que le prénom Matilda avait été choisi car c’était leur premier-né en Australie. Ils ont émigré d’Ukraine et ont exprimé leur peine devant les spectateurs.

Les autres victimes incluent Alexander Kleytman, un survivant de l’Holocauste, 87 ans, et Marika Pogany, 82 ans, une volontaire de la communauté, ainsi que trois personnes qui ont tenté d’intervenir lors de la fusillade.

Points importants à retenir

  • La radicalisation de Sajid Akram n’est pas perçue par sa famille en Inde.
  • L’attaque a été qualifiée d’acte de terrorisme ciblant spécifiquement la communauté juive.
  • Les enquêtes se poursuivent autour d’un voyage aux Philippines impliquant le père et le fils.
  • Les autorités prévoient bientôt de charger le second tirreur présumé.
  • La ville de Bondi pleure la perte de plusieurs victimes, chacun eu un impact sur la communauté.

La tragédie de Bondi Beach ouvre une réflexion profonde sur l’état de notre sécurité et l’insouciance croissante envers les racines de la radicalisation. On ne peut s’empêcher de se demander ce qui aurait pu être fait pour prévenir ce drame. Personnellement, cette situation m’interroge sur notre responsabilité sociale face à des signes qui pourraient nous alerter. Quelles mesures devrions-nous prendre pour protéger notre société tout en préservant l’empathie et la compréhension ?



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