Varese, 17 novembre 2025 – Des collègues, amis de longue date et élèves se sont réunis pour honorer la mémoire d’Ezio Motterle, ancien chef de la rédaction varesine de Il Giorno, disparu l’année dernière à l’âge de 68 ans.
Ils ont choisi Villa Recalcati, siège de l’administration provinciale, que Motterle désignait affectueusement comme “le parlement de la province de Varese”, pour dresser un portrait nuancé et non conventionnel de cet homme dont le caractère n’était pas exempt de défauts, mais qui était toujours adouci par une bienveillance naturelle et un amour indéfectible pour son métier. Motterle se distinguait par une attention devenue rare à ce qui demeure l’essence même de son travail : l’information et les personnes, les véritables acteurs des nouvelles.
Les souvenirs
Des journalistes et des membres de la communauté de Varese, ayant partagé une partie du parcours professionnel de Motterle, ont été rassemblés à l’initiative de son ami, Alessandro Casarin, ancien directeur de la Tgr, la rédaction régionale de Rai. Ému, Casarin a partagé l’un des souvenirs les plus touchants de Motterle, un homme attaché à Il Giorno, au point de repousser les avances de La Prealpina, symbole informatif local de la région.
Motterle n’a jamais souhaité “trahir” le quotidien qui l’avait engagé jeune, après une brève formation au Giornale di Varese. À la rédaction de la piazza Cacciatori delle Alpi, idéalement située face au tribunal, il a su observer la réalité varesine avec une acuité remarquable.
Les interventions ont suivi : Gianni Spartà de La Prealpina, qui a été le double de Motterle durant les années marquantes de l’actualité criminelle, ainsi que Gabriele Moroni, correspondant d’Il Giorno, qui avait affectueusement surnommé Motterle “Zar”. D’autres participants, comme Enrico Camanzi et des figures telles que Robertino Ghiringhelli et Daniele Marantelli, ont également partagé des anecdotes précieuses sur leur collaboration avec lui. Maurizio Lucchi, un fidèle ami, a lu un témoignage d’Agostino Abate, procureur respecté qui avait noué une relation d’amitié avec Motterle.
L’hommage
L’événement a été ouvert par le discours du président de la Province, Marco Magrini, qui a souligné l’importance du souvenir et de l’engagement civique de Motterle, invitant à réfléchir sur le rôle du journalisme local dans notre démocratie.
À la fin de la cérémonie, une plaque a été remise à Marilena Speroni, la veuve de Motterle, symbolisant l’empreinte laissée par son engagement professionnel au-delà des frontières du journalisme traditionnel. On peut y lire : “La Province de Varese au journaliste Ezio Motterle qui a su raconter notre territoire”.
Points importants à retenir
- Ezio Motterle a marqué le journalisme local par son dévouement et son observation acérée.
- Son attachement à Il Giorno témoigne d’une loyauté envers les valeurs du journalisme.
- Son héritage est commémoré par des amis et collègues qui perpétuent son engagement pour l’information.
- Les anecdotes partagées illustrent une époque riche en événements marquants.
- La cérémonie met en lumière le rôle vital du journalisme dans le contexte démocratique.
En contemplant la vie de Motterle, je réalise que chaque souvenir évoqué, chaque anecdote livrée, renforce l’importance du journalisme local à une époque où les voix authentiques peinent à émerger. Dans cette ère numérique, où l’information est souvent galvaudée, son exemple nous rappelle combien il est crucial de rester fidèle à notre mission : celle d’informer avec justesse et humanité. Quel héritage souhaitons-nous laisser ? C’est une question qui mérite d’être profondément réfléchie.





