«Madero de merde, vous auriez dû être tous morts», c’est ainsi qu’a commencé la brutale agression d’un policier hors service dans un kebab de Vallecas. Sept agresseurs, d’origine latino-américaine et espagnole, ont reconnu l’agent en civil et l’ont frappé avec une telle violence qu’il a perdu connaissance. L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis de lui sauver la vie. Deux personnes, un Espagnol et un Nicaraguayen, ont été arrêtées.
Cette agression a eu lieu dans la nuit du 14 novembre dans le quartier d’Entrevías (Madrid), alors que l’agent était en train de dîner dans un établissement de la région.
Reconnaissant la victime d’une intervention antérieure, une famille d’immigrants latino-américains a commencé à l’insulter tout en appelant d’autres personnes. Lorsque sept individus se sont rassemblés, ils ont encerclé l’agent pour lui porter des coups.
Deux agresseurs interpellés
«Madero de merde, vous auriez dû être tous morts», lui criaient-ils en le frappant jusqu’à ce qu’il tombe au sol. Alors qu’il subissait cette agression violente, les agresseurs l’ont provoqué en disant : « Maintenant, tu n’es pas si brave tout seul ».
En raison de cette agression, le policier a subi de graves blessures, perdant connaissance suite à l’ampleur des coups. Sa vie a été en danger sans l’intervention rapide de plusieurs unités de la Police Nationale et de la Police Municipale, ainsi que d’une équipe du SAMUR, qui l’a transporté d’urgence à l’hôpital.
La police a arrêté deux des agresseurs, un Espagnol de 37 ans et un jeune Nicaraguayen de 20 ans. D’après le rapport déposé par les agents du Groupe Opératif de Réponse (GOR) de Puente de Vallecas, le policier a été encerclé et attaqué simultanément par plusieurs individus, en subissant une pluie de coups de poing, de pied, et de coups de pied à la tête et sur les côtés, montrant un mépris total pour la vie humaine et pour l’autorité de l’État.
JUPOL dénonce la dissimulation des faits par le ministère de l’Intérieur
Le syndicat policier JUPOL, par la voix de son porte-parole Ibon Domínguez, affirme que cette nouvelle agression ne constitue pas un fait isolé, mais plutôt un épisode d’une montée de violence qui s’est intensifiée dans toute l’Espagne.
Ces derniers jours, des attaques avec des armes de guerre, des embuscades contre des patrouilles, des échanges de tirs et des agressions physiques extrêmes ont été rapportés, entraînant l’hospitalisation de plusieurs agents, dont deux dans un état critique.
« Nous rappelons qu’en 2024, près de 17 000 agressions contre des policiers nationaux et des gardes civils ont été enregistrées, un chiffre historique que le ministère de l’Intérieur continue d’ignorer dans ses statistiques officielles, malgré son rôle d’indicateur direct du déclin de l’autorité et de l’impunité qui règne aujourd’hui dans nos rues », dénonce JUPOL.
Points importants à retenir
- Cette agression illustre une montée inquiétante de la violence envers les forces de l’ordre en Espagne.
- Le rôle des médias est crucial dans la couverture de ces événements, afin d’informer le public de la gravité de la situation.
- Le syndicat JUPOL alerte sur l’importance de prendre en compte les statistiques d’agressions pour mieux comprendre le climat actuel.
- Il est essentiel de continuer à débattre des droits et des protections des fonctionnaires face à une violence croissante.
En observant cette escalade de la violence, je ne peux m’empêcher de me questionner sur l’état de nos sociétés modernes. Que sont devenus les principes de respect et d’autorité ? On pourrait avoir l’impression que le désengagement des institutions mène à une recrudescence de ce genre d’incidents. L’heure est-elle donc à une remise en question profonde de notre approvisionnement en sécurité et en justice ?





