Dans ce métier, on passe des problèmes de pollution à la congestion routière : l’un protège nos rivières, l’autre préserve notre santé mentale pendant les trajets.
Bien que ces deux enjeux soient très différents, ils partagent un aspect commun : ce sont de petites choses ayant de grandes conséquences dans notre quotidien.
Après quatre années de campagne, à interroger des ministres, à introduire des projets de loi, je me suis réjouie d’avoir voté pour l’interdiction des lingettes humides en plastique ce mois-ci.
C’est une victoire majeure pour nos rivières, notre système d’égouts et nos factures d’eau.
Les lingettes doivent toujours être jetées dans une poubelle, et non pas dans les toilettes, peu importe leur composition.
En effet, les lingettes contenant du plastique ne se décomposent jamais et entraînent une hausse des factures d’eau et la pollution de nos rivières.
Il est difficile de le croire, mais le Royaume-Uni utilise onze milliards de lingettes chaque année.
Beaucoup d’entre elles contiennent des plastiques cachés, du polyester et du polypropylène, qui ne se décomposent pas et finissent par obstruer les égouts, encombrer les fonds des rivières et contribuer à la formation de monstres de graisse.
Thames Water retire chaque année 3,8 milliards de lingettes en plastique, pour un coût de 18 millions de livres, que nous finissons tous par payer.
J’ai visité les stations d’épuration de Beckton et Mogden et j’ai vu ces lingettes affluer.
Et qui peut ignorer la célèbre île de lingettes près du pont de Hammersmith ?
Elle pesait 180 tonnes et a littéralement modifié le cours de la Tamise.
Des enseignes comme Boots et Tesco ont déjà prouvé que des lingettes sans plastique peuvent devenir la norme sans coûter davantage.
C’est bénéfique pour la planète, pour les affaires et pour nos voies d’eau.
Puis, après ces longues discussions sur des politiques environnementales, mon téléphone sonne… et me voilà de retour dans les embouteillages de Putney.
Je sais par expérience combien le trafic devient frustrant, notamment autour du pont de Putney, de la High Street et de la Lower Richmond Road.
Au cours de l’année passée, j’ai rencontré à plusieurs reprises le conseil municipal de Wandsworth, TfL, les opérateurs de bus et les entreprises de services publics. Face à la lenteur des progrès, j’ai mis en place le Putney Bus Task Force, co-présidé avec Cllr Jenny Yates.
Nous nous réunissons chaque mois depuis janvier, et bien qu’il y ait eu des avancées, il reste encore beaucoup à faire.
TfL a dorénavant installé de nouvelles puces de contrôle de trafic au carrefour de Putney Bridge et suspendu temporairement l’arrêt de bus de Lower Richmond Road, qui contribuait aux embouteillages de tout le secteur.
Je continue à réclamer des modifications pour accélérer les points de changement de chauffeur, mieux synchroniser les feux et améliorer plusieurs arrêts de bus.
Ces ajustements peuvent paraître mineurs, mais si les lingettes nous ont appris quelque chose, c’est que les petites choses peuvent causer de grands blocages.
D’autres problématiques entrent également en jeu : des travaux du côté de Hammersmith et Fulham, des fermetures de la Battersea Bridge Road, l’augmentation du trafic et bien sûr, la saga du pont de Hammersmith qui se poursuit.
Je continue d’exprimer en Parlement la nécessité d’une action longtemps attendue.
Points importants à retenir
- Environ 11 milliards de lingettes sont utilisées chaque année au Royaume-Uni.
- Les lingettes en plastique sont responsables de l’encombrement des égouts et de la pollution des rivières.
- Les travaux de réaménagement de la circulation à Putney sont en cours pour améliorer la fluidité du trafic.
- Des ajustements mineurs peuvent avoir un impact significatif sur la circulation.
- La saga du pont de Hammersmith continue d’affecter le trafic local.
Réfléchissons à ces défis : à quel point nos choix quotidiens, même les plus banals, peuvent avoir des répercussions inattendues sur notre environnement et notre urbanisme ? En tant que citadins, nous avons tous un rôle à jouer dans la préservation de notre cadre de vie, mais également dans l’optimisation de notre mobilité. L’avenir de nos villes dépend de notre engagement à résoudre ces problèmes, qu’ils soient petits ou grands.





