Le jury populaire a déclaré Tomás Jesús Irigoñen Laporta coupable d’assassinat avec préméditation et cruauté. Ce dernier a tué un ancien ami à coups de couteau la nuit du 3 mars 2024, dans un appartement situé rue Lastanosa à Saragosse, dans le quartier Delicias. Le prévenu, dont la défense n’a obtenu aucune des atténuations ou exemptions demandées, a porté jusqu’à 110 coups de couteau à la victime, José Luis E. B., après une visite, marquant ainsi la fin d’années de silence entre eux. Le mobile du crime, qui a suscité de nombreux débats durant le procès présidé par la juge María Pilar Lahoz, reste flou.
Après que le verdict ait été remis aux neuf membres du Tribunal populaire ce lundi après-midi, la décision n’a été rendue qu’à 22h30, en présence de toutes les parties impliquées et de nombreux médias. L’accusé, détenu en préventive pour ces faits, était également présent lors de la lecture du jugement à la Cour provinciale de Saragosse.
Il n’a pas été prouvé que l’accusé ait agi sous l’effet d’une peur insurmontable, ni en état de légitime défense, le jury ayant déterminé que c’est lui qui a porté l’attaque en premier dans le salon de la victime. De plus, les circonstances atténuantes de confession ou de toxicomanie n’ont pas été établies. La représentation de la fille du défunt, dirigée par l’avocat José Luis Melguizo, a obtenu satisfaction en demandant 25 ans de prison et 100 000 euros de dommages et intérêts à l’encontre de l’accusé.
Le parquet, qui considérait initialement l’existence de cruauté dans l’acte, a révisé ses demandes à la lumière du verdict et a réclamé une peine de 23 ans d’emprisonnement, car il a été établi que Tomás Jesús I. L. a agi avec préméditation. En d’autres termes, l’accusé a causé la mort de la victime en utilisant les moyens nécessaires pour réaliser son acte tout en neutralisant toute possibilité de défense.
Points importants à retenir
- Tomás Jesús Irigoñen Laporta a été reconnu coupable d’assassinat avec préméditation.
- Il a porté 110 coups de couteau à la victime, un ancien ami.
- Le mobile du crime n’a pas été clairement établi.
- Aucune atténuation de peine n’a été acceptée par le jury.
- La représentation de la famille de la victime a demandé 25 ans de prison et des dommages et intérêts.
Quel regard porter sur une telle tragédie ? Comment un simple lien d’amitié peut-il se transformer en tragédie ? À travers cette affaire, se dessine un tableau sombre des relations humaines et des conséquences dramatiques qui peuvent surgir d’un conflit non résolu. Il nous appartient de réfléchir à la fragilité de nos liens et à la manière dont la vie peut basculer en un instant.





