14 hommes dans le viseur des féministes en chasse

14 hommes dans le viseur des féministes en chasse

Monza, 1er novembre 2025 – Un message intrigant apparaît sur un document informatique, signifiant : “Nous venons juste de commencer. Je vous le dis.” Ce message est le prélude d’une enquête complexe. Sur cette page, intitulée “Liste noire”, se dresse une grille révélatrice. Elle est divisée en 14 lignes, chacune portant le nom de personnalités, connues ou non, et six colonnes destinées à consigner des informations : profession, nombre de signalements, potentielle disponibilité de captures d’écran, nombre d’abonnés sur Instagram, ville d’origine et les accusations dont elles sont victimes.

Les trois écrivaines activistes sous enquête pour harcèlement : Benedetta Sabene, Carlotta Vagnoli et Valeria Fonte

Les trois écrivaines activistes sous enquête pour harcèlement : Benedetta Sabene, Carlotta Vagnoli et Valeria Fonte

L’enquête

La liste a été découverte par les enquêteurs de la police locale de Sesto San Giovanni, près de Milan, lors d’une enquête sur du harcèlement impliquant la procureure de Monza, touchant aussi l’experte en relations internationales Benedetta Sabene.

Les investigations relatives au harcèlement sont maintenant closes. Les trois femmes visées auront la possibilité de s’expliquer devant le procureur Alessio Rinaldi d’ici mi-novembre. Cependant, les révélations de l’enquête mettent en lumière un système de “gogna digitale”, comme l’illustre la mémoire des téléphones saisis lors de leur arrestation le 28 janvier dernier. Ce dispositif a mis au jour cette “Liste noire”, où Valeria Fonte et Carlotta Vagnoli avaient identifié les prochaines victimes de pratiques de diffamation publiques.

Lodovico Andreucci et Iacopo Mello

Lodovico Andreucci et Iacopo Mello

Quatorze personnes sont désormais dans le viseur, sans qu’elles en aient connaissance. Parmi elles, l’ancien parlementaire monzese du Parti démocrate, Giuseppe Civati, qui déclare : “Je ne sais pas encore exactement de quoi il s’agit, je préfère d’abord comprendre les contours de cette situation.”

La liste comprend également le nom du conseiller régional toscan Iacopo Mello, le journaliste et ancien membre du Parlement européen Dino Giarrusso, accusé de “harcèlement”, ainsi que le chanteur Lodo Guenzi, l’acteur et écrivain Cristiano Caccamo pour des accusations de “manipulation et chantage”, sans oublier le défenseur des droits humains Emilio Mola, ainsi que les animateurs radio Marco Mazzoli et Paolo Noise, et même le tatoueur Alle Tatto de Limidi, province de Modène. Tous deviennent des cibles, pour des motifs encore flous.

Points importants à retenir

  • Une enquête de la police a découvert une “Liste noire” sur le téléphone de deux écrivaines et d’une experte.
  • Les recherches se concentrent sur un réseau de harcèlement et de diffamation.
  • Les trois femmes concernées auront l’opportunité de s’exprimer devant le procureur.
  • Quatorze personnes, y compris des personnalités publiques, figurent sur la liste, sans qu’elles en aient eu connaissance auparavant.
  • Les motivations derrière ce harcèlement demeurent floues et nécessitent des éclaircissements.

En examinant cette affaire, il est impossible de ne pas ressentir une certaine inquiétude face à ces dynamiques de pouvoir cachées. Alors que la liste noire fait émerger des drames personnels, elle soulève également des questions cruciales sur la responsabilité individuelle dans un monde où la haine numérique peut se propager à une vitesse alarmante. Peut-on encore se protéger des assauts invisibles qui menacent notre intégrité à l’ère du numérique ? La discussion est ouverte.



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