Fabrizio Corona se rend à nouveau chez Massimo Lovati. Cette fois-ci, l’avocat, dont les déclarations ont conduit Andrea Sempio à retirer son mandat de défense, lui ouvre la porte pour répondre à ses questions. Dans l’émission Falsissimo, Lovati s’exprime librement, en particulier sur le tumulte qui a suivi sa dernière apparition aux côtés de Corona. Il évoque l’affaire de l’assassinat de Yara Gambirasio, la jeune fille de 13 ans tuée à Brembate di Sopra en 2010. Lovati a proposé une défense théorique au cas où il aurait représenté Massimo Bossetti. Ces déclarations, ainsi que d’autres, auront probablement incité Sempio, accusé du meurtre de Chiara Poggi, à choisir un nouvel avocat, Liborio Cataliotti, comme il l’a annoncé récemment.
Et ce n’est pas tout. Car certaines phrases prononcées par l’ancien avocat dans le dossier Garlasco lui ont valu une plainte pour diffamation envers le professeur Angelo Giarda, avocat d’Alberto Stasi décédé en 2021. Ce risque pourrait entraîner une suspension de l’ordre des avocats, comme l’a suggéré Lovati lors de l’épisode de Falsissimo: “Deux plaintes ont déjà été déposées au Conseil de discipline de Milan. Si j’avais su que cela entraînerait un tel chaos, je ne t’aurais même pas reçu”, admet Lovati à Corona. Il ajoute : “Je pensais que tu étais mon ami… Je sais que c’est du travail, mais c’est un véritable bazar que tu as causé”, précise-t-il. Cependant, il insiste sur le fait que, même si Corona affirme que “tout cela n’est qu’une fiction”, les accusations d’homicide à l’encontre de Sempio ne relèvent pas de la fiction. “Et le procès qui me concerne non plus”, affirme-t-il. À la fin de l’épisode de Falsissimo, Lovati, aux côtés de Corona, engagera une série de commentaires sur divers personnages. Il lance par exemple que la Présidente du Conseil, Giorgia Meloni, est “pire que toi (en référence à Corona)”. Il termine en émettant des critiques sur des figures de la télévision italienne, allant de Giletti à Vespa, en soulignant sa préférence pour Del Debbio.
La même soirée où cet épisode de Falsissimo a été diffusé, Lovati a été invité dans l’émission Lo Stato delle Cose, animée par Massimo Giletti, où il a détaillé les raisons pour lesquelles il a choisi d’accueillir à nouveau Corona chez lui : “La rhétorique impose de donner une voix même aux plus difficiles. Et Corona représente cette voix dans ce contexte : l’information doit se dissocier du théâtre et des désirs de Corona d’être sous les projecteurs.” Il a commenté le choix de Sempio de mettre fin à son mandat de défense, expliquant que ce dernier a affirmé qu’il ne tenait pas Corona pour responsable, mais souhaitait une stratégie différente, évitant d’offenser les magistrats. “Il est vrai qu’il soutient que j’ai offensé les magistrats, cela est faux ; et il a aussi souligné que je ne parle pas avec lui. Mais en réalité, je ne parle jamais avec mes clients, car il me suffit de les regarder dans les yeux. Pour moi, Sempio est innocent ; je pense que Chiara Poggi a été tuée par une organisation criminelle internationale.”
Points importants à retenir
- Fabrizio Corona et son avocat Massimo Lovati sont à nouveau au centre de l’attention médiatique.
- Lovati a soulevé des polémiques avec ses commentaires sur des affaires judiciaires sensibles.
- Andrea Sempio a récemment choisi de changer d’avocat en raison de la stratégie de défense de Lovati.
- Des accusations de diffamation pèsent sur Lovati suite à ses déclarations concernant des personnalités du droit.
- L’interaction entre médias et justice soulève souvent des questionnements d’éthique.
Ce récit illustre l’intensité dramatique du monde judiciaire et médiatique où se mêlent vérités, opinions et conflits d’intérêts. En tant que témoin de cette valse complexe, je ne peux m’empêcher de m’interroger : jusqu’où un avocat peut-il aller dans ses déclarations sans compromettre l’intégrité d’une affaire et sa propre carrière ? Chaque mot semble pesé en or, et pourtant, l’impact des propos de Lovati pourrait bien dépasser le cadre de la simple défense. Cela nourrit une réflexion sur l’équilibre précaire entre le droit à la défense, la liberté d’expression et l’essence même de la justice.





