Le coach sportif basé à Los Angeles, Erik Rokisky, recommande d’utiliser de la viande hachée maigre, notamment un mélange 96/4, dans les recettes de « boy kibble ».
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Le phénomène du “boy kibble”, mélange pratique de viande hachée et de riz blanc, fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux. Ressemblant à de la nourriture pour animaux, ce plat a rapidement gagné en popularité parmi les amateurs de fitness, attirés par sa simplicité et sa forte teneur en protéines.
Selon Zachary Mulvihill, professeur et médecin, cette tendance s’adresse principalement à ceux souhaitant prendre de la masse musculaire de façon aisée. Les recettes de boy kibble restent cependant peu variées, avec peu d’options en dehors des alternatives de viandes hachées.
Marquis Hawkes, entrepreneur et entraîneur personnel à temps partiel, affirme que le boy kibble se prépare en environ 15 à 20 minutes.
Marquis Hawkes
Malgré son efficacité, ce repas soulève des questions sur son équilibre nutritionnel. Mulvihill souligne l’absence marquante de fibres et de légumes. Il suggère qu’un plat complet devrait contenir au moins 50 % de légumes.
Pour contourner cela, il est donc conseillé d’ajouter des légumes que l’on apprécie, comme des betteraves précuites ou des légumes surgelés. “Les légumes sont essentiels pour la santé musculaire et le bien-être digestif”, insiste-t-il.
La simplicité des recettes et la popularité des plats en un temps record reflètent une réalité actuelle où les jeunes sont souvent pressés par le temps. Marquis Hawkes, qui consomme ce plat plusieurs fois par semaine, apprécie sa rapidité de préparation.
Pour rehausser le goût, il joue avec différentes sauces, passant d’une sauce barbecue à un peu de miel épicé.
Les experts en nutrition encouragent à diversifier les choix alimentaires. Erik Rokisky, entraîneur, préconise même d’utiliser des pommes de terre comme alternative au riz blanc, plus riches en fibres.
Boy kibble vs. girl dinner
Le boy kibble se distingue du concept du “girl dinner”, basé sur la légèreté et le non-cuisinage, qui a également capté l’attention cette année. Les deux approches visent à faciliter l’atteinte des objectifs nutritionnels, chacune avec ses propres nuances.
Bien que ces tendances diététiques soient nouvelles sur Internet, la chercheuse Adrienne Bitar rappelle que des plats similaires existent depuis longtemps sans véritable reconnaissance. Les soupes et les ragoûts, par exemple, ont toujours nourri des générations avec des ingrédients simples.
Points importants à retenir
- Le boy kibble est un plat simple axé sur la haute teneur en protéines, mais peu nutritif en fibres.
- Il est essentiel d’ajouter des légumes pour un équilibre nutritionnel optimal.
- Les jeunes adultes recherchent des repas rapides en raison d’un emploi du temps chargé.
- Les critiques du boy kibble soulignent son caractère monotone en termes de diversité alimentaire.
- Explorer les différentes alternatives comme les pommes de terre peut ajouter de la variété aux repas.
Pour finir, cette tendance soulève des questions sur notre rapport à la cuisine. Doit-on vraiment sacrifier le plaisir de cuisiner pour la commodité? Réfléchissons ensemble : sommes-nous prête à faire de la place pour une alimentation plus équilibrée, tout en restant efficaces dans nos vies trépidantes?





