Après cinq ans d’absence, Tom Holland fait son grand retour au cinéma dans le rôle de Spider-Man. Dans ce nouveau film, le héros Marvel se déplace à travers New York, livre des combats spectaculaires et déplace même des parties de bâtiments avec une aisance déconcertante. Bien entendu, une grande partie de ces performances repose sur des effets spéciaux et la CGI. Cependant, le physique athlétique de Holland est le fruit d’un entraînement rigoureux qui met à l’épreuve même les sportifs amateurs les plus aguerris.
Comment Tom Holland s’est préparé pour son rôle exigeant
Être Spider-Man ne se limite pas à avoir une apparence forte. Le rôle demande rapidité, endurance, agilité et un excellent contrôle du corps. C’est sur ces aspects que s’est concentrée la préparation de Tom Holland. En collaboration avec le célèbre entraîneur Duffy Gaver, l’acteur a travaillé son image physique pendant plusieurs mois.
Pourquoi Holland n’avait pas besoin de se muscler
Contrairement à d’autres stars du Marvel Cinematic Universe, Holland n’a pas eu besoin de devenir un colosse. Son objectif était de développer un corps athlétique explosif, agile et résistant. Après tout, Spider-Man doit pouvoir sauter de bâtiments, grimper sur des murs et réaliser des scènes de combat complexes de manière crédible. Ainsi, l’entraînement a principalement consisté en des exercices au poids du corps, du renforcement fonctionnel, des séances d’endurance intenses, ainsi que de la gymnastique et des exercices de mobilité.
Un autre atout : Holland avait déjà une expérience de danseur et de gymnaste avant sa carrière d’acteur. Le contrôle du corps acquis grâce à ces activités lui a été d’une grande aide pour réaliser les cascades exigeantes.
Un entraînement qui a acquis un statut culte parmi les amateurs de fitness est particulièrement connu. Holland lui-même a expliqué la routine dans “Men’s Health”: “Commencez avec une traction, deux dips, trois pompes, quatre abdominaux et cinq squats–c’est le premier tour. Vous augmentez ensuite jusqu’à dix, ce qui donne à la dernière série dix tractions, 20 dips, 30 pompes, 40 abdominaux et 50 squats.”
Mais ce n’est pas tout. Pour pousser le corps à ses limites, la séquence est ensuite inversée : “Après cela, vous revenez à un. C’est un entraînement monstrueux.”
1 500 répétitions–Comment fonctionne l’entraînement de Spider-Man
Ce qui peut paraître gérable à première vue devient rapidement un véritable test d’endurance. Avec le passage constant entre tractions, dips, pompes, abdominaux et squats, l’entraînement s’accumule à :
- 1 répétition de chaque exercice dans le premier round
- 2 répétitions de chaque exercice dans le deuxième round
- 3 répétitions de chaque exercice dans le troisième round
- 4 répétitions de chaque exercice, et ainsi de suite jusqu’à 10
Ce qui totalise 1 500 répétitions lors d’une seule séance d’entraînement.
Cette charge globale colossale est ce qui rend l’entraînement de Spider-Man si exceptionnel. Alors que le nombre de répétitions augmente puis diminue, le corps a peu de temps pour récupérer.
Pourquoi l’entraînement est si brutal
Avec chaque série, le dos, la poitrine, les épaules, les bras, les abdominaux et les jambes sont de plus en plus sollicités, tandis que le temps de récupération se réduit. Finalement, ce n’est pas seulement des groupes musculaires individuels qui luttent contre la fatigue, mais tout le corps.
Parallèlement, le système cardiovasculaire est fortement sollicité. L’accent est mis sur ce qu’on appelle l’endurance de force. Contrairement à un entraînement de force traditionnel avec des poids lourds, il ne s’agit pas de soulever le maximum de poids, mais de maintenir une performance soutenue sur une période prolongée. Ce mélange de force, d’endurance et d’agilité était précisément ce dont Holland avait besoin pour le tournage exigeant.
Pourquoi même les pros respectent cet entraînement
L’aspect délicat de l’entraînement : les premiers tours paraissent encore relativement faciles. Mais avec chaque niveau supplémentaire, la pression augmente considérablement. Les bras et les épaules deviennent lourds, et plus tard, le nombre élevé de squats se fait sentir. Au fil des progrès, il devient également plus difficile d’exécuter les exercices dans une bonne forme.
C’est exactement pourquoi ce “monstre d’entraînement” est considéré comme un véritable défi même pour les athlètes expérimentés. À mesure que la technique s’affaiblit, le risque de surcharge et de blessure augmente.
Pour qui cet entraînement est-il adapté ?
Le programme complet représente un immense défi même pour de nombreux athlètes amateurs aguerris. Ceux qui souhaitent néanmoins essayer l’entraînement devraient d’abord réduire considérablement le volume et, par exemple, ne réaliser qu’une série sur deux dans l’escalier de répétitions. Cela permettra au corps de s’adapter progressivement à cette forte charge.
Cet entraînement démontre avec brio : Pour son rôle de Spider-Man, Tom Holland ne s’est pas concentré sur l’idée de développer les plus gros muscles, mais sur une approche d’entraînement fonctionnel. Force, endurance, agilité et contrôle du corps étaient au cœur de ses priorités, ces qualités étant précisément celles qui rendent le héros Marvel crédible à l’écran.
Points importants à retenir
- Tom Holland privilégie une silhouette athlétique plutôt que des muscles hypertrophiés pour son rôle de Spider-Man.
- Le programme d’entraînement se compose principalement d’exercices au poids du corps et de renforcement fonctionnel.
- La routine d’entraînement comprend une augmentation progressive des répétitions, suivie d’une réduction.
- Les risques de blessures augmentent avec une mauvaise exécution due à la fatigue.
- Un entraînement basé sur la force, l’endurance et l’agilité est essentiel pour des performances crédibles dans des films d’action.
En conclusion, il est fascinant de voir à quel point une approche réfléchie et fonctionnelle de l’entraînement peut transformer la préparation physique d’un acteur. Cela soulève des questions sur notre propre rapport à l’activité physique : sommes-nous prêts àréévaluer ce qui constitue un véritable entraînement efficace ? Peut-être que la qualité prime sur la quantité lorsque l’on aspire à une forme physique optimale.





