Le terme « aliments ultra-transformés » provient du système de classification NOVA, qui regroupe les aliments selon leur degré et leur finalité de transformation. Berry, spécialiste sur le sujet, souligne que cette expression a pris une ampleur considérable. À l’origine, ce système ne visait pas à mesurer l’impact de ces transformations sur notre santé.
Selon Berry, dans des pays comme le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, environ 60 % des aliments sont classés comme ultra-transformés. Cependant, cela ne signifie pas que tous soient nocifs pour la santé. À l’intérieur de cette grande catégorie, on trouve des aliments de qualité variable.
Au lieu de tenter de complètement éliminer ces produits de notre alimentation, Berry préconise une approche plus critique lors de nos choix au supermarché. « Il est important de comprendre ce qui rend un aliment transformé problématique afin de mieux distinguer nos choix alimentaires », explique-t-elle.
Un des problèmes majeurs réside dans la manière dont certains aliments sont conçus. Ils contiennent souvent des concentrations élevées de sel, de sucre ou de matières grasses qui ne se retrouvent pas naturellement dans les aliments. Cela peut tromper notre système sensoriel et nous inciter à manger plus que nécessaire.
Berry évoque aussi la rapidité avec laquelle nous consommons certains aliments. La texture de certains produits est modifiée pour faciliter leur ingestion, ce qui peut entraîner une suralimentation. Elle recommande donc de « retrouver le croquant dans nos repas ».
Quant à l’équilibre à adopter dans notre alimentation, Berry suggère qu’il est possible de se faire plaisir avec quelques douceurs, tant que la majorité de notre alimentation provient d’aliments complets et peu transformés. « Un peu de ce qui est moins bon pour la santé peut parfois être bénéfique », conclut-elle.
Points importants à retenir
- Les aliments ultra-transformés représentent une part significative de notre alimentation moderne.
- La classification NOVA aide à identifier les niveaux de transformation, mais ne se focalise pas sur leurs effets sur la santé.
- Une consommation critique et informée est essentielle pour faire des choix alimentaires équilibrés.
- La conception de certains aliments peut tromper notre appétit naturel.
- Il est crucial de prêter attention à la texture des aliments, qui influence notre façon de les consommer.
En tant que consommatrice, je réalise à quel point il est primordial de s’interroger sur les produits que nous choisissons. il est facile de se laisser séduire par le marketing ou la facilité, mais il nous appartient de développer un regard éclairé face à notre alimentation. Comment pouvons-nous encourager une prise de conscience collective sur cette thématique essentielle ?





