Les effets du sucre sur votre corps : comment éviter la baisse d’énergie ?

Les effets du sucre sur votre corps : comment éviter la baisse d'énergie ?

Son goût sucré nous attire pour une bonne raison : notre évolution nous a prédisposés à apprécier le sucre, surtout à une époque où le miel, en tant que plaisir riche en énergie, était difficile à trouver. Cependant, aujourd’hui, avec un accès facile et une activité physique limitée, nous consommons souvent trop de sucre, ce qui peut nuire à notre santé. Mais qu’en est-il des effets nocifs du sucre au-delà de son apport calorique et de sa faible valeur nutritive ?

« Lorsque nous goûtons le sucre, le corps réagit instantanément à la douceur », explique Dawn Menning, diététicienne travaillant avec l’application Nutu. « Le cerveau identifie cela comme une source d’énergie rapide et active le système de récompense, libérant la dopamine, l’hormone du bonheur. » Fait intéressant, la perception du sucre varie d’un individu à l’autre. En 2015, des chercheurs ont observé que les jumeaux identiques avaient des perceptions du goût sucré plus similaires que celles des jumeaux fraternels ou des frères et sœurs non jumeaux, attribuant environ 30 % de cette variation à des facteurs génétiques.

En ce qui concerne les effets du sucre, tout dépend du type que nous consommons : le glucose, que l’on trouve dans le sucre de table et les aliments riches en glucides, agit différemment du fructose, souvent présent dans les fruits et jus.

« Le glucose stimule la libération d’insuline par le pancréas, une hormone qui aide à réguler le niveau de glucose dans le sang », précise Sarah Berry, professeure de nutrition au King’s College de Londres. « Il peut être stocké en tant que glycogène dans les muscles ou le foie, ou converti en graisse. En revanche, le fructose ne provoque pas de libération d’insuline, mais est directement acheminé vers le foie. »

Lors de la consommation excessive de sucre, les niveaux de triglycérides dans le sang peuvent augmenter, ce qui pose des risques pour la santé, en particulier en ce qui concerne les maladies cardiaques et le diabète. Les conséquences varient selon les choix de mode de vie et les prédispositions génétiques de chacun.

« Des pics excessifs d’insuline répétés peuvent augmenter les niveaux d’inflammation dans le corps », explique Berry. Bien que certains niveaux d’inflammation soient normaux, des pics répétés et excessifs peuvent devenir problématiques.

Le concept de « montée de sucre » est d’ailleurs un mythe. Selon une étude conduite en 1995, le sucre n’aurait pas d’impact significatif sur le comportement des enfants. Plus récemment, une méta-analyse de 2019 a révélé qu’il n’y avait pas d’effet d’amélioration de l’humeur lié à la consommation de glucides, et même que leur consommation était associée à plus de fatigue par rapport à un placebo.

Il a également été noté qu’après un pic d’insuline, une chute suivie se produit, augmentant ainsi la sensation de faim, entraînant une consommation calorique plus élevée lors des repas suivants.

Pour mieux gérer notre consommation de sucre, il est essentiel de considérer non seulement la quantité, mais aussi la timing de notre apport. Les recherches montrent que la sensibilité à l’insuline est plus élevée le matin. De plus, associer le sucre à un repas équilibré comprenant des graisses saines et des protéines facilite son traitement par l’organisme.

Il est prudent de réduire notre consommation de sucre, sans pour autant le diaboliser. Une étude récente montre qu’une grande majorité de la population consomme quotidiennement des en-cas sucrés. Il est donc recommandé de les apprécier avec modération, notamment en évitant de les consommer trop tard dans la journée.

Enfin, un passage vers les édulcorants n’est pas forcément une solution miracle. Des recherches suggèrent que certains édulcorants pourraient modifier notre microbiote oral et intestinal, soulevant des questions sur leurs effets à long terme sur la santé.

En somme, notre rapport au sucre est complexe. Bien que nos ancêtres ne disposaient pas des mêmes quantités que nous aujourd’hui, leur mode de vie actif les aidait à réguler leur consommation. Réfléchir à nos habitudes peut nous pousser à trouver un équilibre plus sain.

Points importants à retenir

  • Le goût sucré est lié à notre évolution et à notre quête de sources d’énergie.
  • Chaque individu perçoit le sucre différemment, influencé par des facteurs génétiques.
  • Le glucose et le fructose ont des effets distincts sur notre corps, notamment en ce qui concerne l’insuline.
  • Des niveaux élevés de sucre dans le sang peuvent entraîner des complications de santé, selon notre mode de vie.
  • Le mythe de la montée de sucre et de ses effets sur le comportement des enfants a été largement démenti.
  • Gérer le sucre revient non seulement à en réduire la quantité, mais aussi à le consommer au bon moment et dans un cadre équilibré.

La question qui se pose est comment parvenir à une relation saine avec le sucre dans un monde où il est omniprésent ? Nous devons nous engager à être conscients de nos choix et de leur impact sur notre bien-être, en cherchant non seulement à réduire, mais aussi à mieux comprendre.



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