Les choix alimentaires jouent un rôle significatif, bien que parfois subtil, dans la santé à long terme. En effet, le régime alimentaire occidental, riche en aliments transformés, viandes rouges, grains raffinés et boissons sucrées, est lié à un risque accru de certains types de cancer. À l’inverse, une alimentation basée sur les fruits, légumes et grains entiers, riche en fibres et en nutriments, semble réduire ce risque.
D’après un rapport d’Eating Well, la nutritionniste Dr. Carrie Hamrick souligne que « le régime occidental augmente le risque de cancer de 10 % à 30 %, en particulier pour les cancers colorectal, du sein, de la prostate et du pancréas. »
Bien que le risque de cancer dépende de multiples facteurs, au-delà de la seule qualité des aliments, des changements alimentaires simples peuvent permettre de savourer vos plats préférés sans augmenter ce risque. Voici quelques modifications à considérer :
1. Viandes transformées
L’Agence internationale pour la recherche sur le cancer classe les viandes transformées, comme les saucisses et les hot-dogs, dans la première catégorie de substances cancérigènes. Crystal Zuniga, titulaire d’un doctorat en nutrition et diététicienne en oncologie, explique que « les nitrates – qu’ils soient synthétiques ou présents naturellement, comme dans la poudre de céleri – ajoutés pour conserver les viandes peuvent former des composés dans l’intestin qui nuisent aux cellules, surtout dans le côlon. »
Hamrick ajoute que « manger juste deux tranches de bacon ou un hot-dog par jour peut augmenter le risque de cancer colorectal d’environ 20 %, ce qui est alarmant. » Il est possible de réduire ces risques en remplaçant les viandes transformées par des sources de protéines moins dangereuses, comme la dinde, le poulet, le saumon sauvage, le thon en conserve durable, ou même les pois chiches dans les sandwiches et wraps.
2. Boissons sucrées
Une consommation occasionnelle de sodas peut être acceptable dans une alimentation équilibrée, mais la consommation régulière de boissons sucrées peut discrètement augmenter les facteurs de risque. Bien qu’elles ne soient pas cancérigènes en soi, une consommation excessive peut entraîner une prise de poids, ce qui est associé à un risque accru de certains cancers.
Hamrick précise que « les boissons riches en sucre, comme les sodas, les boissons énergétiques et sportives, ainsi que certaines boissons au café sucrées, peuvent entraîner des niveaux élevés d’insuline et d’un facteur de croissance similaire à l’insuline (IGF-1), qui stimule la croissance cellulaire et contribue à l’inflammation et à l’accumulation de graisses autour des organes. » Elle recommande de remplacer ces boissons par de l’eau pétillante agrémentée de morceaux d’agrumes ou une petite quantité de jus de fruits 100 % naturel.
Zuniga précise aussi que « le sucre ne cause pas directement le cancer et ne nourrit pas spécifiquement les cellules cancéreuses. » Des recherches récentes indiquent qu’il n’existe aucune preuve que les édulcorants artificiels courants augmentent le risque de cancer, la FDA ayant confirmé que l’aspartame est sûr dans les limites approuvées.
3. Viandes rouges
Les viandes rouges, telles que le bœuf et l’agneau – qu’elles soient bio ou nourries à l’herbe – sont associées à un risque accru de cancer colorectal. L’Agence internationale pour la recherche sur le cancer les classe dans la deuxième catégorie de « potentiellement cancérigène pour l’homme. »
Zuniga note que « cuire les viandes à haute température peut conduire à la formation de composés cancérigènes tels que les amines hétérocycliques (HAA) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui peuvent se lier à l’ADN et provoquer des mutations cellulaires avec le temps. » Dans ce contexte, Hamrick recommande une consommation de viandes rouges ne dépassant pas deux à trois fois par semaine, tout en diversifiant les sources de protéines autant que possible.
Points importants à retenir
- Un régime riche en aliments transformés augmente le risque de cancer.
- Remplacer les viandes transformées par des variantes plus saines peut réduire ce risque.
- Les boissons sucrées, bien qu’attrayantes, peuvent contribuer à une prise de poids et augmenter le risque de cancer.
- La consommation modérée de viandes rouges est préférable pour une bonne santé.
En conclusion, il est essentiel d’être conscient de ce que nous consommons. Cela vient rappeler que nos choix alimentaires ont des impacts durables sur notre santé. En faisant des ajustements modérés, nous pouvons mieux nous nourrir tout en continuant à apprécier nos plats favoris. Quelles sont vos habitudes alimentaires ? Sont-elles vraiment en phase avec vos objectifs de santé ? Il est temps de s’interroger et d’agir.





