Mitos et vérités sur la nutrition sportive : le duo parfait de Fabiana Cremer

Mitos et vérités sur la nutrition sportive : le duo parfait de Fabiana Cremer

Actuellement, le sport amateur connaît une véritable popularité, avec de plus en plus de personnes qui cherchent à mener une vie saine à travers différentes activités physiques. Toutefois, peu d’entre elles abordent cette discipline avec le sérieux nécessaire, notamment en ce qui concerne leur alimentation.

Fabiana Cremer, nutritionniste bolivienne et membre du Conseil Consultatif d’Herbalife, a souligné durant son séjour à Bogotá l’importance cruciale de la nutrition sportive comme élément incontournable de l’entraînement physique. Elle a noté qu’au cours des dernières années, la prise de conscience concernant l’alimentation saine et la préparation intégrale des athlètes a considérablement augmenté.

La spécialiste a expliqué que l’alimentation appropriée doit être considérée comme l'”entraînement invisible” qui conditionne le succès physique et mental de l’athlète. Elle a insisté sur le fait que les plans nutritionnels devraient être personnalisés, car “chaque personne est un monde à part”, influencée par des émotions, des habitudes et des objectifs variés. De plus, elle a mis en garde contre le danger de suivre des régimes extrêmes ou des conseils non fondés sur des bases scientifiques.

Cremer a également observé que “de nos jours, on constate une augmentation considérable des personnes qui réalisent que le sport et la nutrition sont intimement liés. L’un renforce l’autre, c’est un mariage parfait.” Pour elle, la performance physique ne se limite pas à l’entraînement visible, mais englobe également ce qu’elle appelle l'”entraînement invisible” : l’alimentation, l’hydratation et la supplémentation.

Fabiana Cremer



Fabiana Cremer, spécialiste en nutrition sportive

Photo :
Cortesía Herbalife

Préparation personnalisée et consciente

La nutritionniste a souligné que chaque athlète est unique, car les différences culturelles, émotionnelles et d’habitudes rendent impossible l’application d’un régime identique à tous. “L’alimentation ne se résume pas à ce que nous consommons, mais à comment nous nous sentons. Ainsi, chaque plan nutritionnel doit être individuel”, explique-t-elle. Cette approche a incité de plus en plus d’entraîneurs à collaborer avec des nutritionnistes, conscients que des choix alimentaires judicieux accélèrent la récupération musculaire, améliorent l’énergie et optimalisent les résultats.

Elle a aussi mis en garde contre un des grands risques aujourd’hui : la désinformation. “Il est facile de trouver des conseils d’influenceurs ou d’athlètes partageant leur expérience, mais sans fondement scientifique. Rien ne vaut l’avis d’un professionnel ni les preuves”, insiste-t-elle.

Nutrition intelligente pour les athlètes

Elle explique également que la nutrition sportive ne consiste pas à interdire, mais à établir un équilibre. Par exemple, elle mentionne les arepas en Colombie, qui peuvent être une source d’énergie idéale si elles sont préparées correctement et consommées au bon moment. “Il ne s’agit pas de bannir des aliments traditionnels, mais de comprendre quand et comment les inclure en fonction de la phase d’entraînement”, précise-t-elle.

Concernant le running, un sport en plein essor, Cremer précise que pour les coureurs de moyenne et longue distance, il est recommandé d’augmenter les glucides trois jours avant la compétition, de réduire les fibres et les graisses, et d’inclure des électrolytes comme le sodium, le potassium et le magnésium dans l’hydratation. Après l’entraînement, elle conseille de prendre des protéines pour réparer les micro-déchirures musculaires et reconstituer le glycogène. “Après l’entraînement, on ne se nourrit pas d’un poulet grillé ; le corps a besoin de protéines immédiates, d’où l’importance des suppléments”, affirme-t-elle.

Préparation nutritionnelle en amont

Cremer insiste sur le fait que la préparation nutritionnelle doit commencer plusieurs mois avant une compétition, tout comme l’entraînement physique. “On ne peut pas chercher un entraîneur le week-end de la course, ni consulter un nutritionniste la semaine précédente. Le corps doit s’adapter”, souligne-t-elle.

Elle met également en avant l’importance de conditionner son corps à diverses situations, comme s’entraîner à jeun occasionnellement pour améliorer la capacité d’utilisation de l’énergie lors de longues distances. Pour les compétitions en altitude, elle recommande de se rendre sur place quatre ou cinq jours avant ou de concourir le jour même, en évitant les repas lourds ou peu familiers, et en priorisant l’hydratation.

Défis pour les athlètes

Parmi les défis courants rencontrés par les athlètes latino-américains, Cremer note la tendance à suivre des régimes extrêmes ou à céder aux modes. “Beaucoup cherchent à la fois à améliorer leur performance et leur physique, ce qui peut entraîner des déséquilibres sans une stratégie cohérente. Une mauvaise planification peut engendrer des blessures, un déficit énergétique ou de l’anxiété”, prévient-elle.

En conclusion, elle met en lumière que la nutrition bien appliquée offre non seulement de l’énergie, mais également une confiance mentale. “Lorsqu’un athlète sait que son corps est correctement nourri, il peut se concentrer sur sa force psychologique. Le corps répond alors, et l’esprit se libère pour apprécier la compétition au maximum”, conclut-elle.

Ainsi, il est évident que la nutrition joue un rôle fondamental pour tout athlète, qu’il soit professionnel ou amateur. Les suppléments nutritionnels, tels que les protéines à base de lait, peuvent contribuer à l’amélioration des performances, bien qu’il soit essentiel de les consommer idéalement après chaque séance d’exercice.

Points importants à retenir

  • L’alimentation est cruciale pour le succès des athlètes, considérée comme “l’entraînement invisible”.
  • Chaque plan nutritionnel doit être conçu en fonction des singularités de chaque individu.
  • Le couplage sport et nutrition est essentiel pour de meilleures performances.
  • Il convient d’éviter les conseils non fondés et de privilégier les recommandations professionnelles.
  • La planification nutritionnelle doit commencer bien avant une compétition.
  • Une bonne alimentation contribue à la confiance mentale et à la performance globale.

En ce sens, je pense qu’il est fondamental de sensibiliser les athlètes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, à l’importance de leur alimentation. Ce n’est pas seulement une question de performance, mais aussi de bien-être mental et physique. Comment pouvons-nous faire évoluer notre approche sur la nutrition dans le sport ?



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