Manger sain : Le problème des douceurs quotidiennes selon cette diététicienne

Manger sain : Le problème des douceurs quotidiennes selon cette diététicienne

Quelle est votre idée d’un « plaisir » ? Un ou deux carrés de chocolat noir avant de dormir ? Un verre de vin avec le dîner ? Ou peut-être un repas de fast-food une fois par semaine ? Chacun d’entre nous aura sa propre définition de ce qu’est un « plaisir » et, bien que la plupart des aliments puissent s’intégrer dans un régime alimentaire équilibré, il semble que beaucoup d’entre nous se « fassent plaisir » un peu trop souvent. En effet, les Australiens consomment en moyenne plus de trois aliments de plaisir par jour.

Image d'une femme asiatique prenant un croissant à la boulangerie
Susie Burrell souligne que les Australiens se font peut-être plaisir un peu trop souvent. (Getty)

Qu’est-ce qu’un plaisir ?

Un « plaisir » désigne généralement un aliment qui ne possède pas de propriétés nutritionnelles significatives pour constituer la base de notre alimentation, contrairement aux fruits, légumes ou protéines maigres. Ces aliments sont souvent riches en calories, en sucre et/ou en graisses, offrant beaucoup de goût mais peu, voire pas de nutriments essentiels comme les protéines, les bonnes graisses, les fibres ou les vitamines et minéraux.

Ainsi, ces « plaisirs » peuvent facilement ajouter des calories supplémentaires à notre alimentation sans apporter de valeur nutritionnelle significative. L’alcool entre également dans cette catégorie, représentant un « extra » qui n’est pas nécessaire au fonctionnement physiologique de base.

Combien de plaisirs consommons-nous réellement ?

Il est probable que vous profitiez de plus de plaisirs que vous ne le pensez, que ce soit une pâtisserie avec votre café matinal, une part de gâteau pour l’anniversaire d’un collègue ou un verre ou deux de vin après le travail. Tous ces aliments sont des plaisirs qui, même s’ils apportent du plaisir, sont des sources de calories faciles à dépasser, contribuant ainsi à une consommation excessive de matières grasses et de sucres.

Le problème des plaisirs

Bien que certains plaisirs s’invitent innocemment dans notre alimentation, il est courant de se retrouver à se récompenser fréquemment avec eux. Que ce soit pour un mauvais jour, une routine quotidienne ou simplement pour se détendre après une journée épuisante, ces plaisirs s’accumulent et peuvent expliquer une prise de poids lente mais continue au fil du temps.

Groupe de personnes au travail en train de manger des sucreries
Il est facile de voir ces plaisirs s’accumuler. (Getty Images/iStockphoto)

Il est temps de prendre le contrôle

La première étape consiste à réfléchir au nombre de plaisirs que vous consommez réellement. Il ne s’agit pas seulement de quelques carrés de chocolat, mais plutôt de quantités plus importantes. Si votre consommation de plaisir est modérée, autour de 100 à 200 calories par jour, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Cependant, si cela atteint 500 à 600 calories, il est peut-être judicieux de repenser vos habitudes.

Trouver l’équilibre parfait

Chacun a ses préférences : certains peuvent apprécier un petit plaisir quotidien, tandis que d’autres opteront pour un plaisir plus conséquent une ou deux fois par semaine. Il n’y a pas de règles strictes, l’essentiel est de trouver ce qui vous convient le mieux.

Groupe de personnes portant un toast lors d'une dégustation de vin
Pour d’autres, un plaisir peut se traduire par un ou deux verres de vin durant la semaine. (Getty)

Beaucoup trouvent qu’un petit plaisir quotidien, que ce soit une douceur ou un verre de vin, est une manière agréable de se récompenser. D’autres préfèrent se laisser aller durant le week-end. L’essentiel est d’être conscient des aliments supplémentaires qui pourraient s’introduire discrètement dans notre alimentation et de s’assurer que si l’on choisit des plaisirs, on en profite réellement.

Points importants à retenir

  • Définir clairement ce qu’est un « plaisir » pour vous peut vous aider à mieux contrôler votre alimentation.
  • Il est essentiel de prendre conscience des habitudes alimentaires quotidiennes.
  • Équilibrer la consommation de plaisirs peut contribuer à une meilleure santé.
  • Les plaisirs ne doivent pas nécessairement être éliminés, mais intégrés de manière consciente.

Dans ce débat sur l’équilibre alimentaire, il m’apparaît essentiel de se poser la question suivante : jusqu’où est-on prêt à aller pour se faire plaisir sans compromettre sa santé ? Loin d’être une simple question de calories, il s’agit finalement de trouver un juste milieu qui nous permette de vivre pleinement tout en étant attentif à notre bien-être.



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