Depuis quelques mois, un besoin de rébellion s’est fait sentir en moi à travers trois actions jugées audacieuses : bien manger, faire de l’exercice et revenir à une beauté plus naturelle, sans trop de maquillage.
Vers quoi suis-je en rébellion ? La réponse n’est pas si claire.

Il y a quelques semaines, allongée dans un hamac sur l’île de Koh Phangan, en Thaïlande, où je participais à un stage de Muay Thai, un vidéo de Hilary Duff est apparue sur TikTok. Elle y présente sa campagne pour l’application de fitness Ladder, intitulée « Stronger, Not Smaller ».
« La force n’est pas une option pour moi, » déclare Duff. « Pouvoir porter mes enfants et donner le meilleur de moi-même sur scène, tout en me sentant confiante dans mon corps, c’est essentiel. »
J’ai ensuite vu une interview sur le tapis rouge, où elle a évoqué la pression de la culture de la minceur des années 2000, alors qu’elle avait développé une force naturelle grâce à des années de gymnastique.
« Ce n’est pas naturel pour mon corps, et pour la plupart de nos corps, » a-t-elle déclaré. « J’étais autrefois gênée par ma force, mais cela ne me concerne plus. »
Ce mot “disparaître” a ravivé en moi une révolte silencieuse. Ce jour-là, entourée d’insectes bourdonnants et sous l’ombre des arbres, je comprenais enfin pourquoi.
Eh bien, j’ai toujours eu une musculature développée. Mes mollets ont toujours été plus gros et plus définis que ceux des garçons. J’ai commencé à m’entraîner en salle à 17 ans et j’ai été surprise de découvrir des muscles apparents après quelques semaines de musculation. Au fil du temps, les comparaisons incessantes avec des filles plus minces se sont imposées, me poussant à délaisser l’entraînement pour privilégier le maquillage.
Lorsque la pandémie a fermé les salles de sport, c’était l’excuse parfaite pour appliquer les standards de beauté dictated par cette voix appelée Dysmorph.

Mais au début de la vingtaine, la voix Dysmorph s’est estompée. J’ai repris du poids, refusé la chirurgie esthétique, et me suis remise à l’entraînement. Cette fois, j’ai accueilli ma force, car j’étais née avec des muscles.
Dans une culture où la minceur est valorisée, les femmes sont souvent sous pression pour se conformer à des standards irréalistes. Serena Williams, l’une des athlètes les plus brillantes, fait face à ce même dilemme, promouvant des médicaments pour la perte de poids tout en revenant sur le court.
Je constate que de nombreuses femmes semblent disparaître, leurs cellules graisseuses, leurs muscles et leurs imperfections effacés. Être une femme normale devient un acte politique, et prendre soin de soi sans la pression des normes de beauté est un acte de rébellion en soi.
Alors que je poursuivais ma pratique à la salle de Muay Thai, je réalisais ce que j’aurais aimé dire à ma jeune version : chéris tes imperfections. Nourris tes envies et souviens-toi que quelque chose de plus précieux que l’apparence parfaite se cache derrière chaque coup de pied et chaque coup de coude.
Points importants à retenir
- La rébellion personnelle peut se traduire par des choix comme une alimentation saine, de l’exercice régulier, et un retour à la beauté naturelle.
- La pression sociale de la minceur a des effets néfastes sur l’image corporelle des femmes.
- Des figures publiques comme Hilary Duff et Serena Williams ouvrent un débat sur la force et la confiance en soi.
- La force physique est souvent perçue de manière négative, surtout chez les femmes, et cela doit changer.
- Accepter et célébrer sa propre image est un acte de rébellion contre les standards de beauté préétablis.
En tant que femme, je pense qu’il est primordial d’adopter une vision positive de soi-même, indépendamment des normes imposées par la société. Pourquoi ne pas réfléchir à ce que nous valorisons réellement dans nos vies et à ce que cela signifie pour notre identité personnelle ? Cette discussion n’est pas seulement pertinente, elle est essentielle dans notre quête d’acceptation de soi.





