
Garmin a publié ses rapports annuels sur la course et le cyclisme, basés sur les journaux d’activité de Garmin Connect pour 2025, couvrant des millions d’utilisateurs à travers le monde. Un constat majeur se dégage : les athlètes qui s’entraînent davantage enregistrent des valeurs de VO2 max plus élevées, une relation que la science du sport appuie depuis longtemps.
Ce que les données montrent
Chez les cyclistes, le lien entre le kilométrage hebdomadaire et le VO2 max est constant. Ceux qui parcourent en moyenne 0-20 miles par semaine ont un VO2 max moyen de 49, tandis que ceux qui atteignent 200 miles ou plus affichent 64. La progression est régulière : de 20-40 miles par semaine, le VO2 max moyen est de 51, puis 53 pour 40-60 miles, 54 pour 60-80 miles, et 62 pour le palier de 180-200 miles. Aucun plateau évident ne se dégage des données rapportées par Garmin.

Le rapport sur la course ne présente pas de données de VO2 max équivalentes par palier de kilométrage, mais la fréquence cardiaque au repos suit un schéma similaire. Les non-coureurs affichent en moyenne 62 bpm, tandis que ceux parcourant 0-5 miles par semaine ont un rythme de 59 bpm, et ceux courant plus de 31 miles par semaine tombent à 55 bpm. La relation est linéaire.
En moyenne, les cyclistes Garmin enregistrent un VO2 max de 51, contre 50 pour les coureurs. Ces chiffres se situent dans la fourchette bonne à excellente pour les athlètes amateurs, bien que la plage exacte varie selon l’âge et le sexe.
Qu’est-ce que le VO2 max ?
Le VO2 max est le taux maximal auquel le corps peut consommer de l’oxygène lors d’un exercice soutenu, exprimé en millilitres par kilogramme de poids corporel par minute. Il représente l’efficacité sportive moyenne de chaque kilogramme de votre corps. Le VO2 max est le principal indicateur du seuil aérobie et corrèle aux performances d’endurance sur des distances allant du 5 km à l’Ironman. Il est également lié à la longévité, c’est-à-dire à la durée de vie en bonne santé.
Un volume d’entraînement plus important offre généralement davantage d’opportunités d’adaptation aérobique, bien que l’intensité, la récupération et la génétique influencent également les résultats.
Âge et VO2 max
L’effet de l’âge est significatif. Parmi les cyclistes Garmin, le groupe des 20-29 ans affiche un VO2 max de 57, tandis qu’il tombe à 53 pour les 30-39 ans, 50 pour les 40-49 ans, 48 pour les 50-59 ans, 46 pour les 60-69 ans et 42 pour ceux de plus de 70 ans. Cette baisse est régulière à chaque décennie.

Cela constitue un processus physiologique normal, motivé par une diminution du débit cardiaque et des changements dans la composition musculaire. Cela ne signifie pas que les athlètes âgés ne peuvent pas améliorer leur VO2 max. Ils le peuvent, et la relation avec le volume d’entraînement reste constante quel que soit le groupe d’âge.
Que cela signifie pour améliorer votre VO2 max
Les données de Garmin soulignent plusieurs conclusions pratiques pour les athlètes souhaitant suivre ce métrique.
- Le volume est le levier le plus puissant. Les données montrent une relation claire entre le kilométrage hebdomadaire et le VO2 max à travers tous les niveaux d’entraînement. Les athlètes qui s’entraînent plus obtiennent des résultats plus élevés.
- L’intensité a toujours son importance. Le volume seul ne raconte pas toute l’histoire. Les efforts à haute intensité apportent une stimulation que les courses faciles ne peuvent pas remplacer.
- L’âge adapte la cible, mais pas le principe. Le VO2 max décline avec l’âge, mais la relation avec le volume d’entraînement est valable pour toutes les décennies.
- La constance sur plusieurs semaines compte plus qu’une seule séance. L’algorithme de Garmin a besoin de séances de qualification pour mettre à jour l’estimation.
- Suivez les tendances, pas les valeurs absolues. L’estimation de Garmin comporte une marge d’erreur et est plus utile pour observer les tendances au fil des semaines.
Points importants à retenir
- En 2025, l’activité de course en intérieur a augmenté de 12,6 % par utilisateur par rapport à 2024, tandis que celle en extérieur n’a progressé que de 3,2 %.
- 23 % des coureurs ont enregistré à la fois une séance de course et une session de renforcement musculaire la même semaine.
- Les utilisateurs sud-coréens ont affiché le plus grand volume d’activité de course, tandis que la France a mené pour la course en sentier.
- Le groupe d’âge 50-59 ans a couru en moyenne 5,1 miles par session, ce qui témoigne que les coureurs plus âgés parcourent plus de distance par séance, mais à un rythme plus lent.
- Le mois d’août a été le plus actif pour la course et le cyclisme, avec le samedi étant le jour le plus populaire pour la course.
Ces données sont fascinantes et même si certains éléments peuvent paraître évidents pour certains, il est essentiel d’approfondir notre compréhension des comportements sportifs et de l’amélioration continue de nos performances.


