Mitchell Hooper: L’origine de mon intérêt pour le powerlifting remonte à mes études en kinésologie. J’ai débuté en tant qu’entraîneur en force et conditionnement pour une équipe de basket-ball professionnelle. Très vite, j’ai réalisé que cela n’apportait pas de résultats concrets en matière de sport. J’ai donc décidé de me diriger vers un master en physiologie de l’exercice clinique à l’Université de Sydney. Ayant toujours été actif, j’ai compris qu’il y avait trois objectifs principaux à poursuivre en s’entraînant : perdre du poids, gagner en forme et en force. Si l’on arrive à atteindre ces trois objectifs, on peut espérer une bonne santé sur le long terme.
J’ai commencé par perdre du poids, réduisant mon poids de 100 livres. Cela m’a conduit à monter sur scène de bodybuilding et à courir trois marathons. Au fil de ce parcours vers la force, j’ai rencontré des personnes pratiquant le powerlifting, ce qui m’a mené à des compétitions et, finalement, au Strongman. Je n’avais aucune idée de mes capacités, et cela a pris une ampleur inattendue, me ramenant dans le monde du sport.
Psychologiquement, d’où vient selon vous ce désir d’être l’homme le plus fort du monde ?
Je pense que tout homme qui affirme ne pas vouloir être l’homme le plus fort du monde se ment à lui-même. Il y a effectivement une minorité de personnes qui peuvent prétendre à ce titre. Pour ma part, je n’ai pas ciblé cet objectif dès le départ. Je souhaitais simplement devenir le plus fort possible, et cela s’est finalement traduit par ce titre. J’ai eu la chance que cela se produise.
Êtes-vous compétitif dans votre vie quotidienne ?
Oui, de manière assez marquée, parfois au détriment de mes amitiés. Pour moi, tout est un concours, et pourquoi souhaiterait-on perdre ?
À quel âge avez-vous effectué cette transformation physique vers votre situation actuelle ? Quel a été le premier palier, si l’on peut dire ?
Dès mon enfance, je savais que j’étais plus fort. En jouant au hockey, je pesais environ 30 livres de plus que la plupart de mes coéquipiers. Je me souviens que mon père me donnait du Gatorade après les matchs, et je pensais, un peu naïvement, qu’il pouvait y avoir des stéroïdes dedans. À ma sortie du lycée, je pesais environ 240 livres et j’ai joué au football à l’université. En courant des marathons, je pesais 235 livres ; aujourd’hui, je suis à 335 livres. Je n’ai jamais été une personne petite. Si je ne pesais pas 330 livres intentionnellement, je pèse probablement cette somme par accident.
À part ce fameux Gatorade, quelles étaient vos autres méthodes ?
Lorsque j’ai débuté dans le powerlifting, je fixais un objectif de protéines par jour, soit un gramme par livre de poids corporel—environ 240 grammes de protéines. Je m’imposais aussi des objectifs caloriques pour chaque repas, en commençant par 4 000 calories par jour. Par la suite, j’ai rencontré des limites, notamment aux alentours de 250 livres. J’ai progressivement augmenté les calories jusqu’à atteindre 5 500 kcal, mais je n’ai jamais pu dépasser 265 livres à ce moment-là. Cela m’a beaucoup appris, car je consommais initialement des aliments de qualité inférieure, me concentrant uniquement sur les protéines et les calories. Au fil du temps, j’ai compris qu’il y a beaucoup plus à prendre en compte pour absorber les nutriments de manière efficace.
Points importants à retenir
- Le parcours de Mitchell Hooper a débuté dans le domaine du sport avant de se tourner vers le powerlifting et le Strongman.
- Il a perdu 100 livres avant de s’engager sérieusement dans l’entrainement et les compétitions.
- Son approche au powerlifting se base sur des objectifs nutritionnels précis, en mettant l’accent sur l’apport en protéines.
- La compétition fait partie intégrante de sa personnalité, notamment dans sa vie quotidienne.
En tant que passionnée de journalisme et d’histoires inspirantes, je trouve fascinant de voir comment un parcours peut évoluer de manière imprévue et conduire à des succès insoupçonnés. Il est essentiel de se poser la question : jusqu’où serions-nous prêts à aller pour atteindre nos objectifs ? Chacun de nous a des motivations qui nous poussent à performer, mais il est crucial de trouver un équilibre entre ambition et bien-être. Quelles sont vos propres aspirations et les sacrifices que vous seriez disposé à faire pour les atteindre ?





