Des femmes qui se consacrent à ce type de fitness réduisent significativement leur risque de démence.

Des femmes qui se consacrent à ce type de fitness réduisent significativement leur risque de démence.

Avez-vous déjà vu un parent ou un grand-parent sombrer lentement dans la démence ? Vous savez alors qu’on ne peut pas vraiment se préparer à cette épreuve. Cette maladie redessine discrètement la vie de ses proches, sans qu’on puisse l’anticiper. Et le plus dur, c’est qu’il n’existe toujours pas de remède.

La démence est, sans conteste, une expérience effrayante. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette pathologie, il s’agit d’un ensemble de symptômes causés par des troubles affectant le cerveau et son fonctionnement.

La maladie d’Alzheimer est la forme la plus répandue de démence, touchant actuellement 50 millions de personnes dans le monde, dont 5 millions aux États-Unis. C’est aussi la sixième cause de décès chez les adultes américains.

Si vous avez déjà observé les signes de la démence chez un être cher, vous vous êtes certainement posé cette question : que pouvons-nous faire pour minimiser le risque de cette terrible maladie ?

Des recherches montrent que les femmes qui se concentrent sur la forme cardiovasculaire ont un risque bien moindre de démence

femme pratiquant un mode de vie sain pour réduire le risque de démence Mina Rad / Unsplash

Adopter un mode de vie actif et sain peut effectivement jouer un rôle dans la réduction du risque de démence. Évidemment, vivre sainement diminue également la probabilité de souffrir d’autres maladies.

Quand on pense à un mode de vie sain, on évoque souvent le sport, la consommation de fruits et légumes, et l’évitement du sucre. Cette approche est d’ailleurs particulièrement pertinente pour les femmes. Une étude publiée dans Le Journal Médical de Neurologie a établi un lien entre la condition physique cardiovasculaire des femmes et leur risque de développer une démence.

L’étude a concerné 191 femmes en Suède, âgées de 38 à 60 ans, qui ont passé un test d’ergométrie entre 1968 et 2012 afin d’évaluer leur niveau de forme. Les chercheurs ont observé le temps avant la fatigue des participantes.

Pour établir les niveaux de forme, les participantes ont été réparties en trois groupes : « faible condition » (59 participantes), « condition moyenne » (92 participantes) et « haute condition » (40 participantes).

Les résultats ont montré que 44 femmes (23 %) parmi les 191 ont développé une démence. Cependant, parmi celles qui ont dû interrompre leur entraînement en raison de leur charge de travail submaximale, ce chiffre a grimpé à 45 %.

Les femmes qui ne se poussent pas au-delà de leur fatigue sont plus susceptibles de développer une démence

“Le niveau auquel vous êtes si épuisée que vous devez interrompre le test mesure votre capacité à travailler”, a déclaré Helena Hörder, professeure au Département de psychiatrie et de neurochimie de l’Université de Göteborg. “La condition cardiovasculaire ou l’endurance peuvent également être évaluées via un test submaximal sans pousser la personne à sa capacité maximale.”

L’étude a également révélé que l’âge moyen d’apparition de la démence dans le groupe « haute condition » était de 11 ans plus tard que dans le groupe « condition moyenne ». Globalement, être dans le groupe « haute condition » a diminué le risque de démence de 88 % par rapport au groupe « condition moyenne ».

Bien sûr, aucune étude n’est parfaite. La corrélation ne signifie pas causalité. D’autres facteurs comme la génétique, la diversité dans l’échantillon, ou la vie sociale peuvent influencer les résultats.

Avoir une vie sociale active est crucial, car des liens ont été établis entre la solitude et la démence

Aucun comportement unique ne garantit l’absence de démence. Toutefois, les chercheurs s’accordent à dire que la façon dont nous prenons soin de notre cœur à la cinquantaine influence grandement la santé de notre cerveau des décennies plus tard.

Cela peut se traduire par un engagement à suivre ce cours de sport que vous repoussez, à multiplier les marches rapides, ou simplement à faire de l’exercice plusieurs fois par semaine. Votre futur vous pourrait s’en ressentir positivement.

Points importants à retenir

  • La démence, et en particulier la maladie d’Alzheimer, affecte des millions de personnes dans le monde.
  • Un mode de vie sain, orienté vers la condition cardiovasculaire, peut réduire le risque de démence.
  • Les résultats de l’étude ont montré une corrélation entre le niveau de forme physique et l’âge d’apparition de la démence.
  • Avoir des interactions sociales actives est essentiel pour la santé cognitive.

En fin de compte, il est essentiel de ne pas sous-estimer l’impact d’un mode de vie actif sur notre santé mentale et physique. En tant que société, nous devons engager des discussions sur l’importance de l’exercice et des interactions sociales, surtout à l’âge adulte. Cela soulève une question qui mérite réflexion : sommes-nous suffisamment attentifs à notre bien-être et à celui de nos proches ? Le temps est peut-être venu d’agir collectivement pour préserver notre santé cognitive. Chaque petit effort compte vers un avenir plus sain.



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