Cycler seulement 17 minutes par jour pourrait améliorer la santé cérébrale et potentiellement prévenir la démence, selon une étude menée au Royaume-Uni.
Des chercheurs ont suivi 23 adultes en surpoids, âgés d’environ 35 ans. La moitié d’entre eux a suivi un programme de cyclisme de 12 semaines, tandis que l’autre moitié n’a pratiquement pas fait d’exercice.
A la suite de cette activité physique, des tests sanguins ont révélé que ceux qui avaient pédalé présentaient une augmentation significative du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF), souvent qualifié d’« engrais » du cerveau, car il favorise la croissance et la communication des neurones.
Pour ceux qui n’ont fait que peu ou pas d’exercice, les niveaux de BDNF sont restés inchangés.
Les scans cérébraux ont montré que les cyclistes avaient une activité réduite lors des tâches d’attention et d’inhibition, ce qui suggère que leur cerveau fonctionnait de manière plus efficace.
Bien que l’étude n’ait pas détecté d’amélioration de la mémoire durant les 12 semaines, les chercheurs estiment que la durée de l’essai pourrait être trop courte pour observer ces changements.
Dr Flaminia Ronca, physiologiste de l’exercice, a noté : « Ces résultats indiquent qu’une augmentation de la condition physique peut améliorer les niveaux de BDNF en réaction à des efforts physiques. Cela pourrait, à son tour, contribuer à l’amélioration de la fonction neuronale lors de tâches exécutives après un exercice acéré. »

Les scientifiques au Royaume-Uni ont révélé qu’un programme de cyclisme de 12 semaines pourrait améliorer la santé cérébrale.
Actuellement, plus de 7 millions d’adultes souffrent de démence aux États-Unis, un chiffre qui devrait presque doubler d’ici 2050.
Dans l’étude publiée dans le journal Brain Research, les participants ont été recrutés par le biais d’annonces universitaires et communautaires. Le groupe, dont l’âge moyen était de 35 ans, comptait sept femmes, toutes déclarant faire moins de trois séances d’exercice par semaine.
Les participants au groupe d’exercice devaient réaliser quatre séances de cyclisme par semaine sur une durée de 12 semaines, avec des séances de 30 à 45 minutes. Cela correspond à environ 17 à 26 minutes de cyclisme par jour.
Durant les six premières semaines, les participants ont principalement effectué du cyclisme léger, puis l’intensité a été augmentée dans la seconde moitié du programme.
Les chercheurs ont mesuré l’effort à l’aide d’une échelle d’effort perçu (RPE), où les participants évaluaient leur ressenti d’effort de 1 à 10.
Au cours de la première phase, les volontaires ont effectué une sortie à faible intensité par semaine, deux séances modérées et une séance intensive. Dans la seconde phase, ils ont effectué deux sorties à haute intensité, une modérée et une plus légère chaque semaine.

Les participants du programme d’exercice ont connu des pics de niveaux de BDNF, lié au soutien et à la croissance des neurones.
Les tests sanguins pour le BDNF ont été effectués au début, à la sixième semaine et à la fin de l’étude. Les participants ont également subi des scans de composition corporelle et des tests de condition physique.
De manière générale, ceux qui ont pratiqué le cyclisme ont vu leur pourcentage de graisse corporelle diminuer de 23,4 % à 22,4 %. Leur condition physique, mesurée par le VO2 max, a également augmenté, passant de 28,8 à 32,2 ml d’oxygène par minute par kilogramme.
En comparaison, le groupe inactif a maintenu un pourcentage de graisse corporelle à 25 %, tandis que leur niveau de forme physique a chuté de 29,8 à 27,7 ml/min/kg.
Les tests ont prouvé que les cyclistes avaient une augmentation claire des niveaux de BDNF après l’exercice, alors que les niveaux de BDNF restaient inchangés au repos pour les deux groupes.
Les scans cérébraux ont également révélé une activité réduite dans le cortex préfrontal des cyclistes, une région du cerveau essentiels aux fonctions exécutives telles que la planification et la mémoire.
Dr Ronca a expliqué que cette réduction d’activité pourrait indiquer un fonctionnement plus efficace. Une telle efficacité pourrait permettre de maintenir une meilleure concentration durant plus longtemps.
Les chercheurs ont conclu que l’exercice favorisait la libération de BDNF par le corps.
Bien qu’une étude de 2011, citée par les chercheurs, ait établi un lien entre une production accrue de BDNF et une amélioration de la fonction cérébrale, cette étude n’a pas prouvé que l’exercice prévenait la démence. Cependant, des recherches antérieures ont suggéré un lien entre une activité physique accrue et une diminution du risque de cette condition.
L’activité physique pourrait diminuer le risque de démence en améliorant la circulation sanguine vers le cerveau, ce qui contribue à oxygéner les tissus et à éliminer les déchets, tout en réduisant l’inflammation, également liée à la maladie. Les scientifiques ont noté que cette étude a établi une corrélation, sans pouvoir prouver de manière définitive que l’exercice était la cause de ces changements.
De plus, ils ont mentionné la nécessité d’études plus importantes pour confirmer les tendances observées.
Points importants à retenir
- Le cyclisme de 17 minutes par jour peut améliorer la santé cérébrale.
- Le programme de 12 semaines a montré une augmentation des niveaux de BDNF.
- Les participants ont présenté une réduction de la graisse corporelle et une amélioration de leur condition physique.
- Aucune amélioration de la mémoire n’a été constatée durant l’étude.
- Une activité physique régulière peut favoriser un fonctionnement cérébral plus efficace.
En fin de compte, il est fascinant de constater à quel point de simples gestes, comme faire du vélo, peuvent avoir un impact significatif sur notre santé mentale. Cela soulève la question : pourquoi ne pas intégrer davantage d’activité physique dans nos vies quotidiennes ? C’est un sujet qui mérite d’être discuté et approfondi.




