Les bienfaits de l’exercice physique sont bien établis, mais des chercheurs ont récemment identifié le nombre de minutes d’activité hebdomadaire nécessaires pour protéger contre une forme courante de maladie du foie.
Environ une personne sur cinq au Royaume-Uni serait atteinte de la maladie du foie gras non alcoolique, désormais désignée sous le terme de maladie du foie associé à la dysfonction métabolique (MASLD). Ce trouble, qui n’est pas causé par la consommation d’alcool mais plutôt par une mauvaise alimentation, se caractérise par une accumulation excessive de graisses dans le foie. Il est lié à un risque accru de cancer du foie, de diabète de type 2 et de maladies cardiaques.
Bien que la MASLD soit souvent associée à l’obésité, il n’était pas clair jusqu’à présent quel type d’exercice pouvait aider à prévenir l’accumulation de graisse potentiellement mortelle et à freiner la progression de la maladie.
Des chercheurs ayant analysé 24 études affirment qu’un minimum de 30 minutes d’exercice par semaine, combinant activités aérobies et renforcement musculaire, peut entraîner des améliorations cliniques significatives. Cela pourrait concerner jusqu’à un Briton sur trois.
Le Dr Chunxiang Qin, professeur clinique à l’Université de Central South et co-auteur de l’étude, a déclaré : « Une combinaison d’exercices aérobies et de résistance offre à la fois des avantages thérapeutiques et posologiques pour réduire la stéatose hépatique. »
La stéatose hépatique fait référence à l’accumulation de graisses dans le foie, pouvant entraîner une inflammation, augmenter le risque de cicatrices et éventuellement provoquer une insuffisance hépatique. Le Dr Qin a ajouté : « Ensemble, cela peut exploiter les effets complémentaires et synergiques des exercices aérobies et de résistance pour apporter des bénéfices plus globaux que l’un ou l’autre isolément. »

La pratique de juste 30 minutes d’exercice modéré par semaine peut engendrer des changements significatifs, selon les experts.
Les chercheurs ont analysé les données provenant de 12 bases de données chinoises et anglaises, incluant 24 études dans leur analyse finale, afin d’identifier le type d’exercice le plus efficace pour réduire l’accumulation de graisse.
Ils ont constaté qu’une combinaison d’exercices aérobies modérés et d’entraînement de résistance contribue à cette réduction, jusqu’à un certain point. En effet, cinq sessions hebdomadaires d’exercice modéré, d’environ 20 minutes chacune, engendrent des améliorations cliniques. Après environ une heure et demie d’exercice intense par semaine, les bienfaits commencent à stagner, tandis que trois heures par semaine d’exercice modéré offrent les résultats les plus optimaux.
Les conclusions, publiées dans le Journal of Sport and Health Science, indiquent que différents types d’exercice nécessitent des doses optimales variées pour réduire la graisse hépatique, soulignant que “plus n’est pas toujours mieux”.
Selon les chercheurs, un mélange de cardio et de renforcement musculaire – équivalant à environ 2,5 heures d’exercice modéré ou 1,5 heures d’exercice intense par semaine – constitue la « prescription optimale » pour les patients atteints de MASLD. Ces résultats mettent en avant l’importance d’une identification précoce, car la gravité de la maladie influence son efficacité.
Pour les individus contraints à un mode de vie plus sédentaire en raison de problèmes de santé, les chercheurs recommandent une intervention d’exercice à faible dose pendant trois mois pour soutenir la fonction hépatique.

La maladie du foie survient lorsque cet organe vital ne fonctionne plus correctement.
Ces nouvelles conclusions s’alignent avec les recherches existantes qui suggèrent que la maladie est principalement induite par l’obésité et une mauvaise alimentation. Un foie en bonne santé est essentiel pour éliminer les toxines du sang, et des abus, comme la consommation excessive d’alcool, peuvent également endommager cet organe.
La prévention passe souvent par des changements alimentaires et l’exercice, mais un diagnostic précoce est crucial. Nombreuses sont les personnes qui apprennent trop tard que leur foie a déjà subi des dommages irréversibles, ce qui peut mener à des défaillances organiques fatales.
De nos jours, la maladie du foie est la deuxième cause de décès évitable au Royaume-Uni, juste après le cancer. Environ 80 % des personnes touchées restent non diagnostiquées, car la maladie ne présente souvent pas de symptômes évidents.
Points importants à retenir
- Un minimum de 30 minutes d’exercice par semaine, combinant cardio et résistance, est recommandé pour améliorer la santé hépatique.
- Des séances modérées, environ 20 minutes, cinq fois par semaine, entraînent des résultats cliniques significatifs.
- La santé du foie dépend également d’une détection précoce, car l’état de la maladie influence l’efficacité de l’exercice.
- Pour les personnes ayant un mode de vie plus sédentaire, une intervention douce sur trois mois peut être bénéfique.
- L’obésité et une mauvaise alimentation restent les principaux facteurs de risque de la MASLD.
À titre personnel, il est crucial de ne pas négliger notre santé hépatique. La prise de conscience des risques liés à notre mode de vie, couplée à une activité physique régulière, peut non seulement protéger notre foie, mais également améliorer notre bien-être général. Ce sujet mérite d’être davantage discuté, car il touche un nombre croissant de personnes et pourrait avoir des implications significatives pour la santé publique.




