Le Corps des Marines des États-Unis s’apprête à mettre en œuvre un nouveau système d’évaluation de la condition physique, neutre en termes de sexe, pour les Marines occupant des fonctions militaires d’infanterie à compter du 1er janvier 2026, selon un mémo récemment diffusé par le service.
Cette mise à jour des normes de condition physique comprend également des modifications des standards de composition corporelle, suite à une note de septembre du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, qui a souligné la nécessité d’exigences physiques plus strictes pour les troupes.
À partir du 1er janvier, les Marines d’infanterie devront obtenir un minimum de 210 points lors de leur évaluation physique, ce qui correspond à au moins 70 % d’un score parfait.
Si les Marines ne remplissent pas cette exigence à la fin de la période d’évaluation, ils seront soit affectés à un entraînement physique supplémentaire, soit reclassés avec une nouvelle spécialité militaire, soit privés de promotion.
« Nos spécialités d’infanterie exigent une préparation physique rigoureuse pour le combat de première ligne », a déclaré le colonel James Derrick, directeur du Commandement de la formation et de l’éducation des Marines. « Ces changements garantissent que tous les Marines d’infanterie respectent les mêmes normes élevées, neutres en matière de sexe. »
Les Marines ne participant pas à des fonctions d’infanterie continueront d’être évalués selon les normes en vigueur, qui tiennent compte de l’âge et du sexe, tandis que tous les Marines en combat, quel que soit leur sexe, seront soumis aux critères masculins normés par rapport à l’âge.
En parallèle de l’évaluation physique, le Corps des Marines remplacera ses standards de taille et de poids ainsi que le test de circonférence par une méthode qui évalue le rapport taille/hauteur. Ces modifications seront appliquées progressivement.
Les normes de composition corporelle spécifiques au service seront publiées dès que le secrétaire à la Défense fournira des instructions supplémentaires.
Les modifications apportées à l’évaluation physique s’inscrivent dans le cadre du mémo du 30 septembre de Hegseth, « pour s’assurer que chaque membre du service réponde aux exigences physiques du combat et montre l’exemple », selon un communiqué publié jeudi.
En s’adressant à des centaines de hauts responsables militaires à la base des Marines de Quantico en septembre, Hegseth a souligné que l’efficacité au combat « commence par la condition physique et l’apparence physique. »
« Franchement, c’est fatigant de voir des formations de combat, ou vraiment n’importe quelle formation, et de voir des soldats en surpoids », a-t-il déclaré.
Alors que les nouveaux standards de condition physique entreront en vigueur dès le début de l’année prochaine, des mises à jour supplémentaires des systèmes d’information des ressources humaines devraient être appliquées progressivement sur une période de six à huit mois, avec une invocation complète prévue d’ici un an.
Points importants à retenir
- Le nouveau système d’évaluation physique sera neutre en matière de sexe, applicable à tous les Marines d’infanterie à partir de 2026.
- Un score minimum de 210 points sera requis, représentant 70 % d’un score parfait.
- Les Marines n’atteignant pas les normes risquent des mesures correctives, y compris un entraînement physique supplémentaire ou des reclassifications.
- Les standards de composition corporelle seront mis à jour, remplaçant les anciennes méthodes par des évaluations basées sur le rapport taille/hauteur.
- Les nouvelles exigences s’inscrivent dans un contexte de durcissement des standards de condition physique au sein des forces armées.
Dans cette dynamique de révision des standards physiques, je me questionne sur l’impact que cela pourrait avoir sur le moral et l’intégration des Marines. Les attentes élevées, bien qu’elles visent à garantir des capacités optimales sur le terrain, peuvent aussi générer des pressions inévitables. Comment ces normes seront-elles perçues par les Marines, et quel effet cela aura-t-il sur la diversité et la cohésion au sein des troupes ? Il est essentiel d’aborder ces questions pour promouvoir un environnement de travail équilibré et inclusif.





