La marche est une activité à faible impact, accessible à tous et entièrement gratuite. Mais contribue-t-elle réellement à la construction musculaire ?
Selon une étude sur la participation mondiale au sport, la marche est l’activité physique la plus prisée parmi les adultes dans quatre des six régions du monde, y compris les Amériques. Mais, au-delà de quelques minutes loin de notre bureau, que gagnons-nous vraiment ?
Quels changements corporels surviennent lors de la marche ?
« D’un point de vue physiologique, la marche engage tout le corps », explique le professeur Brian Carson, physiologiste du sport à l’Université de Limerick et directeur scientifique chez Whole Supp. « En marchant, nous sollicitons nos muscles pour nous propulser, ce qui augmente notre dépense énergétique et les exigences métaboliques imposées à notre corps. »
Comme pour toute activité physique, notre respiration s’accélère pour fournir plus d’oxygène à nos muscles. Cependant, étant donné que la marche est relativement douce, il est rare de se retrouver essoufflé à moins de rencontrer une pente ou d’augmenter le rythme.
Un impact neurologique est également à noter. « Notre cerveau et notre système nerveux deviennent plus actifs en vertu des informations sensorielles que nous percevons dans notre environnement et de notre mouvement lui-même. Cela favorise une séquence coordonnée d’inputs stimulants pour aider à un mouvement fluide », ajoute Carson.
D’après une étude de Stanford en 2014, la marche procure une augmentation significative de la créativité, tant pendant qu’après l’exercice, avec une hausse de 81 % dans un test de pensée divergente par rapport à une position assise. Marcher à l’extérieur entraîne les niveaux de créativité les plus élevés.
Parallèlement, notre corps puise des nutriments dans nos muscles, graisses et tissus hépatiques pour les transformer en énergie.
En quoi la marche est-elle également bénéfique ?
À moins de traîner un chien réticent, la marche est généralement perçue comme un excellent moyen de se détendre. En marchant à un rythme modéré, notre système nerveux parasympathique s’active, contribuant ainsi à la réduction du cortisol, l’hormone du stress.
De plus, la marche peut favoriser la croissance cérébrale. Une étude de 2011 impliquant 120 personnes âgées a révélé que l’exercice aérobie régulier, tel que la marche, augmentait la taille de l’hippocampe et favorisait la libération d’un facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF). « C’est comme un engrais pour notre cerveau, aidant les cellules cérébrales à croître, à se renforcer et à mieux communiquer entre elles », précise Abigail Ireland, stratège en performance chez Understanding Performance.
Points importants à retenir
- La marche engage plusieurs groupes musculaires, favorisant ainsi la dépense énergétique.
- Elle contribue à une meilleure santé mentale et à une créativité accrue.
- La marche active le système nerveux parasympathique, réduisant le stress.
- Un exercice aérobie régulier peut améliorer la structure cérébrale, notamment l’hippocampe.
- Marcher à l’extérieur semble être particulièrement bénéfique pour la pensée créative.
En somme, la marche n’est pas simplement une pause agréable, mais elle représente un véritable atout pour notre corps et notre esprit. Alors pourquoi ne pas l’intégrer davantage dans notre quotidien ? Se questionner sur la place de l’activité physique dans notre vie peut nous amener à découvrir de nombreuses vertus cachées. Qu’en pensez-vous ?





